L’opération, pilotée par Umoa-Titres, portait initialement sur 65 milliards de FCFA. Elle a finalement permis de retenir 60,36 milliards, sur des soumissions globales atteignant près de 76 milliards de FCFA.
Avec un taux de couverture de plus de 116 %, l’émission confirme l’attractivité de la signature sénégalaise sur le marché régional. Toutefois, toutes les
offres n’ont pas été acceptées, le Trésor ayant opéré un tri pour ne retenir que les propositions jugées les plus compétitives. Le taux d’absorption s’est ainsi établi à un peu moins de 80 %, traduisant une certaine exigence dans les conditions de financement.
Téléchargez l’application pour ne rien rater de l’actualité
Un engouement marqué pour les échéances courtes
Dans le détail, les titres à court terme ont concentré l’essentiel de la demande. Les bons du Trésor à 364 jours ont été entièrement souscrits, avec plus de 37 milliards de FCFA retenus et un rendement moyen de 6,81 %.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
À l’inverse, les obligations à trois ans ont enregistré un intérêt plus mesuré, avec un peu plus de la moitié des montants proposés effectivement retenus, pour un rendement proche de 8 %. Les obligations à cinq ans ont, quant à elles, été intégralement absorbées, bien que pour un volume plus limité, confirmant un intérêt sélectif selon les maturités.
Une participation régionale diversifiée
L’opération a réuni des investisseurs issus de plusieurs pays de l’espace UEMOA, notamment du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Au total, une vingtaine d’acteurs ont pris part à l’émission sur les maturités courtes, contre une participation légèrement plus restreinte sur les échéances plus longues.
Ces résultats illustrent une tendance claire sur le marché régional. Les investisseurs privilégient les placements à court terme, perçus comme moins risqués, tout en adoptant une approche plus sélective pour les obligations de durée intermédiaire.
Cette dynamique reflète à la fois la confiance dans la capacité de remboursement du Sénégal et une gestion prudente des risques dans un environnement économique encore incertain.