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Recettes RDC : 91,2 % de l’objectif de septembre atteint

Siège de la Banque centrale du Congo à Kinshasa, qui publie le suivi des recettes de la RDC

Les recettes de la RDC sont restées sous l’objectif en septembre. Selon la note de conjoncture de la Banque centrale du Congo (BCC) du 2 octobre 2026, les régies financières ont collecté 3 790,2 milliards de francs congolais sur le mois, soit 91,2 % de la prévision de 4 158,2 milliards inscrite au plan de trésorerie. Le chiffre est provisoire.

Le montant d’environ 1,3 milliard de dollars largement repris par la presse ne correspond qu’à une étape : au 25 septembre, les régies avaient collecté 3 014,2 milliards de francs congolais, soit 72,5 % de l’objectif mensuel, selon la note précédente de la BCC.

Recettes de la RDC : trois régies, une cible manquée

Les recettes publiques congolaises reposent sur trois administrations : la Direction générale des impôts (DGI), la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD). Septembre est traditionnellement un mois chargé, en raison des échéances fiscales.

Leur performance varie fortement d’un mois à l’autre. Sur l’ensemble de 2025, les recettes publiques avaient atteint 28 294,8 milliards de francs congolais, soit 103,3 % des prévisions, selon la BCC citée par Financial Afrik. Mais la Cour des comptes a relevé d’importantes moins-values sur 2024 et 2025, qu’elle chiffre à 3 730,3 milliards de francs congolais, et recommande des systèmes de traçabilité des recettes.

Les salaires ont dépassé leur budget de 39 %

L’autre face du tableau inquiète davantage. Selon la note du 2 octobre, les salaires de septembre ont dépassé leur prévision de 39,2 %, tandis que les autres postes de dépense étaient exécutés plus faiblement. Un taux global d’exécution masque donc des écarts importants entre fonctions de l’État.

La note ne dit pas si les dépenses moins exécutées ont été reportées, réduites ou sont en attente de paiement. Pour un fournisseur de l’État ou un chantier public, la différence est pourtant décisive.

Suivre l’argent jusqu’au service rendu

La publication hebdomadaire de la BCC permet de suivre la trajectoire des recettes, à condition de garder la date d’arrêté et la monnaie : la conversion en dollars, pratique pour un titre, dépend d’un taux de change ponctuel. Les chiffres en francs congolais restent la référence.

L’enjeu dépasse la collecte. Un État dont les dépenses dépassent régulièrement les recettes, et qui finance une guerre dans l’est du pays, doit pouvoir montrer où va l’argent mobilisé. Des données mensuelles consolidées et des écarts expliqués permettraient de dépasser l’annonce d’un montant collecté.

Sources

  • Banque centrale du Congo, note de conjoncture du 2 octobre 2026 et note du 25 septembre 2026.
  • Financial Afrik et Zoom Eco, 7 octobre 2026 ; Financial Afrik, 23 mars 2026 ; Agence congolaise de presse (rapport de la Cour des comptes).

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