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Burkina Faso : 40 milliards FCFA levés à plus de 7 %

Siège de la BCEAO à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso qui a levé 40 milliards FCFA sur le marché régional

Le Burkina Faso a de nouveau trouvé preneur sur le marché régional. Lors de l’adjudication du 7 octobre 2026 organisée par UMOA-Titres, le Trésor burkinabè a retenu 40 milliards de francs CFA, pour des offres d’environ 73,35 milliards, soit un taux de couverture de 183,38 %, selon les résultats officiels. Une fois les conditions des titres prises en compte, le montant net perçu s’élève à 38,54 milliards.

L’émission combinait des bons du Trésor à 364 jours et des obligations à trois, cinq et sept ans, destinés à couvrir les besoins de financement du budget.

Burkina Faso : le coupon ne fait pas le coût

Les obligations portent des coupons annuels de 6 % à trois ans, 6,20 % à cinq ans et 6,40 % à sept ans. Mais les rendements moyens obtenus par les investisseurs, qui ont acheté sous la valeur nominale, sont plus élevés : 7,01 %, 7,44 % et 7,39 %. C’est ce second chiffre qui mesure le coût réel de l’emprunt pour l’État.

L’écart entre les 40 milliards retenus et les 38,54 milliards nets s’explique par le mode de paiement des titres : intérêts payés d’avance sur les bons, prix d’adjudication inférieurs au nominal sur les obligations. Selon la note préalable d’UMOA-Titres, le Burkina doit par ailleurs rembourser 41,51 milliards de francs CFA au titre de sa dette en octobre 2026.

Un émetteur régulier malgré tout

Malgré sa sortie de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et un contexte sécuritaire difficile, le Burkina, qui reste membre de l’Union monétaire ouest-africaine, emprunte régulièrement sur ce marché. Le 1er juillet 2026, pour 40 milliards demandés, il avait reçu 70,8 milliards d’offres ; le 29 juillet, 95,2 milliards ; en août, il a mobilisé 49,5 milliards pour 45 milliards sollicités, selon APA News et AllAfrica.

Ces opérations reposent largement sur l’épargne nationale : le 29 juillet, les investisseurs burkinabè avaient proposé plus de 58,4 milliards de francs CFA, aux côtés d’investisseurs béninois, ivoiriens, maliens, sénégalais et togolais.

Une dette à suivre jusqu’au remboursement

Une demande forte permet au Trésor de choisir ses offres ; elle ne dit pas, à elle seule, ce que les investisseurs pensent de l’économie burkinabè, ni à quoi serviront les fonds. L’argent emprunté reste à rembourser, avec des intérêts autour de 7 % sur plusieurs années.

Les particuliers, y compris de la diaspora, peuvent souscrire à ces titres via une banque ou une société de gestion et d’intermédiation de l’Union, rappelle UMOA-Titres. Rien n’indique qu’ils aient participé à l’émission du 7 octobre.

Sources

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