Le chef d’État a lancé un plan d’urgence qui inclut entre autres le déploiement d’équipes médicales, la désinfection des lieux publics et la distribution d’eau potable et de kits d’hygiène à Kinshasa.
Lors du 50ᵉ Conseil des ministres, tenu le vendredi 4 juillet à la Cité de l’Union africaine, le président de la République démocratique du Congo (RD Congo) a placé l’épidémie de choléra au cœur des priorités nationales. Suivant « avec la plus grande préoccupation » la montée de la maladie à Kinshasa, il a exigé une réponse immédiate, coordonnée et durable, afin d’éviter une crise sanitaire dans une ville de plus de 15 millions d’habitants.
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a précisé que le chef de l’État appelait à une concertation renforcée entre les institutions nationales et les partenaires internationaux, notamment l’OMS, l’UNICEF, Médecins sans frontières et les autres acteurs humanitaires présents sur le terrain.

Un plan d’action sanitaire d’urgence
Pour faire face à la propagation rapide du choléra, plusieurs mesures clés ont été décrétées. Il s’agit de l’activation du plan de contingence avec la Division provinciale de la santé, du déploiement d’équipes médicales et de centres de traitement mobiles dans les zones les plus touchées, de la désinfection des lieux publics à forte fréquentation (marchés, écoles, points d’eau), de la distribution massive d’eau potable, de kits d’hygiène et de solutions de traitement de l’eau dans les quartiers vulnérables et du renforcement de la surveillance épidémiologique et de la communication de proximité pour contrer les fausses informations. Le président a exprimé sa solidarité avec les familles affectées et salué l’engagement des professionnels de santé et des volontaires communautaires œuvrant en première ligne.
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Depuis plusieurs mois, Kinshasa est confrontée à des inondations récurrentes, à un réseau d’assainissement défaillant et à une pollution généralisée des sources d’eau. Ces conditions favorisent la propagation du choléra, maladie diarrhéique aiguë pouvant être mortelle sans traitement rapide. Initialement localisée à l’est du pays, l’épidémie s’est étendue aux communes populaires de la capitale, où promiscuité et insalubrité alimentent sa diffusion.
Appel à un soutien international renforcé
Face à cette menace sanitaire croissante, le président Félix Tshisekedi a lancé un appel urgent à la solidarité internationale. Des équipes de l’OMS, de l’UNICEF et de MSF sont déjà mobilisées pour appuyer les opérations d’urgence. Un rapport détaillé du ministre de la Santé est attendu pour ajuster les efforts et anticiper les besoins futurs.
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Dans une ville minée par des crises à répétition, sanitaires, sociales et environnementales, l’objectif est clair : contenir rapidement l’épidémie pour éviter un effondrement humanitaire. Pour le président, l’heure est à une action énergique et structurée. Le choléra, symptôme d’un déséquilibre structurel profond, appelle une réponse à la fois immédiate et durable. Kinshasa est à un tournant critique.








