Des torrents de boue, de pierres et d’arbres ont tout emporté sur leur passage, détruisant 150 habitations et blessant 28 personnes, selon Bernard Akili, chef du secteur de Nganja.
Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 mai, des pluies diluviennes ont frappé le village de Kasaba, dans le territoire de Fizi, à l’est de la République démocratique du Congo (RD Congo). Le bilan provisoire s’élève à au moins 104 morts, selon Sammy Kalonji, administrateur local, qui évoque des « dégâts matériels considérables ». Certaines sources parlent même de 119 corps retrouvés, selon un acteur de la société civile.

Situé sur les rives du lac Tanganyika, dans la province du Sud-Kivu, Kasaba a été envahi par les eaux de la rivière du même nom, qui a débordé sous la violence des intempéries. Des torrents de boue, de pierres et d’arbres ont tout balayé sur leur passage, détruisant 150 habitations et blessant 28 personnes, d’après Bernard Akili, chef du secteur de Nganja. Les victimes sont en majorité des enfants et des personnes âgées, surpris en pleine nuit dans leur sommeil.
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Une région isolée et difficile d’accès
Le village sinistré est uniquement accessible par voie lacustre et ne dispose d’aucune couverture réseau mobile, ce qui complique l’acheminement de l’aide et la communication avec les secours. Une source humanitaire confirme ces difficultés logistiques, qui ralentissent les opérations de secours et de recensement. Ce drame survient quelques semaines seulement après des inondations qui ont coûté la vie à une trentaine de personnes à Kinshasa, la capitale du pays. Les inondations sont de plus en plus fréquentes dans l’est de la RD Congo, où la déforestation incontrôlée liée à la production de charbon fragilise les pentes escarpées autour des Grands Lacs.

En 2023, des crues similaires avaient déjà fait 400 morts autour du lac Kivu, également situé dans le Sud-Kivu. Le pays est particulièrement exposé aux effets du changement climatique, exacerbés par l’urbanisation désordonnée et le manque d’infrastructures.
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Selon l’ONU (OCHA), près de 7 millions de personnes ont été affectées par les inondations en Afrique de l’Ouest et centrale en 2024. Les experts avertissent que les phénomènes météorologiques extrêmes vont s’intensifier sur le continent. À l’horizon 2030, jusqu’à 118 millions d’Africains vivant sous le seuil de pauvreté pourraient être confrontés à des sécheresses, des crues ou des vagues de chaleur extrême.
Notre Afrik avec AFP








