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Ce scandale remonte à 2022, lorsque plusieurs responsables gouvernementaux avaient été accusés d’avoir détourné un total de 14 500 plaques destinées à des projets sociaux.
Une sanction exemplaire selon la justice
En plus de la peine de prison, Agnes Nandutu écope d’une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant une durée de dix ans. La juge en charge du dossier a estimé qu’une simple amende aurait été insuffisante, insistant sur la nécessité d’envoyer un signal fort contre la corruption et le recel de biens publics.
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Lors de son procès, l’ancienne secrétaire d’État a reconnu les faits et présenté ses excuses, un élément pris en compte mais jugé insuffisant pour atténuer significativement la sanction.
Une affaire emblématique de la lutte anticorruption
Cette condamnation intervient dans un contexte où la corruption reste un problème structurel en Ouganda, avec des poursuites encore peu fréquentes contre les hauts responsables.
Le parquet a salué une décision «juste et proportionnée», soulignant qu’elle reflète la gravité des faits et vise à dissuader toute récidive. De son côté, la défense envisage de faire appel, estimant la peine particulièrement sévère.
Le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, avait promis que tous les responsables impliqués dans ce scandale seraient sanctionnés.
L’affaire met en lumière les défis persistants liés à la gouvernance et à la gestion des ressources publiques, notamment dans des régions comme le Karamoja, confrontées à une pauvreté extrême et à des crises humanitaires récurrentes.
Notre Afrik avec AFP