Un homme accusé d’avoir poignardé à mort quatre jeunes enfants dans une école de Kampala a été formellement inculpé et placé en détention provisoire, dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique.
Le suspect, Christopher Okello Onyum, a comparu devant un tribunal de la capitale le 7 avril 2026. Les chefs d’accusation quatre meurtres avec préméditation lui ont été notifiés lors de cette audience. Il restera en détention jusqu’à sa prochaine comparution, prévue le 8 avril.
Une affaire tragique impliquant de très jeunes victimes
Selon le parquet, les faits remontent au 2 avril, lorsque l’accusé aurait causé la
mort de quatre enfants âgés d’environ deux à trois ans, dans une école maternelle. Les victimes ont été identifiées comme Eteku Gideon, Keisha Agenorwoth Otim, Sseruyange Ignitius et Odeke Ryan.
Téléchargez l’application pour ne rien rater de l’actualité
Le drame a suscité une vive émotion au sein de la communauté locale. Les autorités judiciaires évoquent une affaire «bouleversante», marquée par une forte attente de vérité de la part des familles et de l’opinion publique.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Lors de l’audience, l’accusé n’a pas été autorisé à s’exprimer, cette étape procédurale relevant d’une juridiction non compétente pour juger le fond de l’affaire.
Une audience sous haute tension et des zones d’ombre persistantes
Des témoins présents au tribunal décrivent une atmosphère particulièrement tendue, marquée par un important dispositif sécuritaire composé de policiers, de soldats et de gardiens de prison armés. L’émotion était également palpable parmi l’assistance, certains proches des victimes ayant éclaté en sanglots à l’apparition du suspect.
À ce stade, les motivations de l’attaque demeurent inconnues. Le parquet indique toutefois poursuivre la constitution du dossier et prévoit de présenter les éléments de preuve lors des prochaines audiences.
Cette affaire relance les préoccupations autour de la sécurité dans les établissements scolaires en Ouganda, notamment pour les enfants en bas âge.
Notre Afrik avec AFP