Les faits se seraient déroulés autour de la localité de Kabe, dans le district de Borgu. Les victimes étaient accusées d’entretenir des liens avec le groupe armé Ansaru, actif dans certaines zones du centre et du nord du pays.
Des sources locales évoquent également l’arrestation de plusieurs autres personnes au cours de l’opération. Aucun bilan officiel n’a été communiqué par
les autorités nigérianes.
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Des accusations de collaboration avec Ansaru
Selon des responsables communautaires, les personnes visées étaient soupçonnées de servir d’informateurs au groupe Ansaru, organisation djihadiste issue d’une scission avec Boko Haram et considérée comme proche d’Al-Qaida au Maghreb islamique.
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Un chef local a affirmé que les victimes auraient été ciblées lors de raids menés dans différents campements d’éleveurs. D’autres témoignages parlent d’une action présentée comme préventive après des tensions récentes entre agriculteurs et éleveurs dans la zone.
Ni l’armée nigériane ni les autorités béninoises n’ont confirmé officiellement leur implication ou leur connaissance de cette opération.
Une région marquée par l’insécurité
L’État du Niger fait partie des régions régulièrement touchées par des attaques de groupes armés, des enlèvements contre rançon et des conflits liés au bétail ou à l’accès aux terres agricoles.
Ces dernières années, la présence de groupes extrémistes dans certaines zones forestières a renforcé l’instabilité sécuritaire. Des observateurs soulignent également des liens ponctuels entre groupes criminels locaux et organisations djihadistes.
Les communautés peules, très présentes dans l’élevage transhumant, se retrouvent souvent au cœur de ces tensions, parfois accusées collectivement de complicité avec des groupes armés, tout en étant elles-mêmes victimes de violences.
Des risques de nouvelles tensions communautaires
Après l’attaque, plusieurs campements auraient été abandonnés et des éleveurs auraient quitté la zone avec leur bétail, selon des habitants. Des acteurs humanitaires alertent régulièrement sur le risque d’escalade lorsque des communautés entières sont visées en représailles à des soupçons sécuritaires.
Dans l’ensemble, ce nouvel épisode illustre la complexité de la crise dans le centre du Nigeria, où se mêlent insécurité, conflits communautaires, rivalités économiques et présence de groupes armés.
Notre Afrik avec AFP