Lors du 5ᵉ événement B2B à Abuja, le ministre nigérian Wale Edun a appelé les États africains à renforcer le commerce intra-africain et à mobiliser leurs ressources internes face à la hausse du coût de la dette.
Le ministre nigérian des Finances et coordonnateur de l’Économie, Wale Edun, a averti jeudi, lors du 5ᵉ événement B2B consacré à l’agroalimentaire à Abuja, que la hausse du coût de la dette et le recul de l’aide au développement imposent aux pays africains de renforcer leur recours au capital privé et aux investissements régionaux.
Wale Edun a exhorté les États africains à intensifier le commerce intra-continental et à mobiliser davantage leurs ressources internes. Selon lui, cette stratégie est indispensable pour compenser la diminution du soutien international et continuer à financer des projets essentiels au développement.

La dette, un fardeau pour les budgets publics
Le ministre a souligné que le service de la dette absorbe des ressources qui pourraient autrement être investies dans les infrastructures et les services publics. «Les pays africains supportent des charges de dette lourdes, ce qui limite leur capacité à financer des projets publics essentiels», a-t-il déclaré, rappelant que le véritable moteur de l’investissement reste le secteur privé, via les investissements directs étrangers ou les investissements nationaux.
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Il a également mis en lumière le recul du financement concessionnel et de l’aide publique au développement. Selon les prévisions de la Banque africaine de développement (BAD), les flux d’aide à l’Afrique diminueront de 9 % en 2024 et pourraient encore reculer de 17 % en 2025. «Cela reflète un affaiblissement général du multilatéralisme et une coordination moindre du soutien au développement», a-t-il précisé.
Investir dans les dynamiques internes et le capital privé
Face à cette réalité, le ministre a insisté sur la nécessité de consolider les capacités économiques internes : développer les échanges intra-africains, mobiliser les épargnes domestiques et créer des environnements favorables aux investissements privés, nationaux comme étrangers. «Le contexte économique mondial confirme que le secteur privé reste le moteur principal du développement», a-t-il insisté.
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Le ministre nigérian des Finances et coordonnateur de l’Économie a également encouragé les États africains à renforcer la coopération régionale afin d’accroître la valeur ajoutée, stimuler l’investissement et attirer le capital privé. Selon lui, l’affaiblissement du soutien international rend cette approche d’autant plus urgente.







