Cette ratification vise à améliorer l’accès des femmes et des jeunes au financement, à élargir leurs opportunités commerciales et à encourager les États membres à adopter des lois plus inclusives.
L’Afrique du Sud a officiellement ratifié le protocole de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) portant sur l’inclusion des femmes et des jeunes dans les échanges commerciaux. Cette démarche marque une étape déterminante pour promouvoir une intégration économique plus équitable à l’échelle du continent.
L’annonce a été faite par le vice-président sud-africain Paul Mashatile ce vendredi 27 juin à Johannesburg, à l’occasion d’une table ronde intergénérationnelle de haut niveau organisée dans le cadre du G20. « Il ne s’agit pas d’un geste symbolique, mais d’un engagement politique clair en faveur de l’égalité des genres et des générations dans la politique commerciale africaine », a-t-il affirmé.

Un protocole pour lever les barrières structurelles
Adopté en 2022, ce protocole vise à démanteler les obstacles qui freinent la pleine participation des femmes et des jeunes au commerce intra-africain. Il entend faciliter leur accès au financement, élargir les débouchés commerciaux et inciter les États membres à instaurer des cadres législatifs plus inclusifs. En ratifiant ce texte, Pretoria s’engage à aligner ses politiques économiques nationales sur ces principes et à renforcer l’inclusion des groupes historiquement marginalisés dans les dynamiques commerciales.
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Soulignant que la population jeune africaine devrait doubler d’ici 2050, Mashatile a insisté sur l’urgence de leur inclusion active dans l’économie. « Les jeunes ne doivent pas seulement être considérés comme des bénéficiaires. Ils doivent participer à la conception même des politiques de développement », a-t-il déclaré.
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Dans cette optique, l’Afrique du Sud a mis en place une unité rattachée à la présidence pour lever les freins réglementaires à l’entrepreneuriat des jeunes. Cette unité a pour mission de simplifier les procédures administratives dans des secteurs clés tels que les mines, le tourisme ou encore l’économie informelle.
Vers une gouvernance plus équitable et transformatrice
Parmi les initiatives phares annoncées figurent la mise en place d’un système de gouvernance intergénérationnelle, l’intégration des préoccupations de la jeunesse dans l’agenda sud-africain du G20, ainsi que le renforcement de l’accès au financement et au commerce transfrontalier pour les jeunes entrepreneurs. Protocole juridiquement contraignant, ce texte ambitionne de faire profiter l’ensemble des citoyens africains des retombées de l’intégration continentale, bien au-delà des acteurs économiques traditionnels.








