Dans un contexte politique sensible, l’assassinat d’un ancien professionnel des médias relance les inquiétudes autour de la sécurité et de la liberté d’expression.
Un journaliste ougandais à la retraite, Joe Nam, âgé de 55 ans, a été abattu dans la nuit de samedi à dimanche près de son domicile à Kampala, selon la police. L’attaque aurait été perpétrée par un individu armé et masqué.
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D’après les premières informations fournies par les autorités, la victime a été tuée aux alentours de 01h00 du matin dans le quartier de Kawanda, dans
le district de Wakiso. L’assaillant a ouvert le feu avant de prendre la fuite. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cet homicide.
Un profil critique du pouvoir
Joe Nam avait travaillé pendant près de 30 ans dans les médias publics avant de se retirer. Il était également auteur d’un ouvrage consacré aux enjeux politiques liés à l’après-Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de 40 ans.
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Dans ses analyses, il abordait notamment les rivalités internes au sein du cercle dirigeant et les incertitudes liées à une éventuelle transition politique.
Un climat politique sous tension
Le président Museveni, âgé de 81 ans, a récemment été reconduit pour un septième mandat, à l’issue d’un scrutin contesté par l’opposition et critiqué par plusieurs observateurs internationaux.
Connu pour ses prises de position critiques sur les questions de gouvernance et de droits humains, Joe Nam suivait de près l’actualité politique, économique et environnementale du pays.
Son assassinat intervient dans un climat marqué par des préoccupations persistantes sur la sécurité des journalistes et la liberté de la presse en Ouganda.