Le Sénégal a clôturé l’exercice budgétaire 2025 avec un déficit de 1 387,5 milliards de FCFA, soit 6,44 % du PIB, en dessous de la cible de 7,82 % fixée dans la loi de finances rectificative. Ce résultat ressort du rapport publié par le Ministère des Finances et du Budget du Sénégal.
Les recettes budgétaires ont atteint 4 477,1 milliards de FCFA, soit 98,8 % de l’objectif annuel, en hausse de 11,8 %
par rapport à 2024.
Les recettes fiscales, qui représentent l’essentiel des ressources, ont affiché un taux de réalisation de 99,6 %, soutenues par la montée en puissance du secteur des hydrocarbures. L’impôt sur les sociétés a notamment progressé, tandis que les revenus des valeurs mobilières ont largement dépassé les prévisions.
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Les recettes non fiscales ont également surperformé, portées par les dividendes, les revenus du domaine public et les redevances de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes. En revanche, les dons extérieurs ont constitué le principal point de faiblesse, avec un niveau de mobilisation inférieur aux attentes.
Des dépenses globalement maîtrisées
Les dépenses totales ont été exécutées à hauteur de 93,9 % des prévisions, s’établissant à 5 864,6 milliards de FCFA. Les dépenses ordinaires ont été quasiment entièrement consommées, notamment pour la masse salariale, le service de la dette et les transferts courants. Les subventions au secteur de l’énergie ont représenté le poste le plus important, devant les dépenses liées à l’enseignement supérieur.
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En revanche, les dépenses d’investissement ont été en retrait, avec un taux d’exécution de 78,4 %, en particulier pour les projets financés sur ressources extérieures
Une croissance soutenue par les hydrocarbures
Ces performances s’inscrivent dans un contexte macroéconomique favorable. La croissance du Sénégal a atteint 6,7 % en 2025, portée notamment par le démarrage du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, la production pétrolière du champ de Sangomar et la montée en puissance de Ciments de l’Afrique.
L’inflation est restée contenue, tandis que les opérations de trésorerie ont dégagé un léger excédent.
Objectif de réduction du déficit en 2026
Pour 2026, les autorités ambitionnent de ramener le déficit à 5,4 % du PIB, conformément aux critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
Cette trajectoire repose sur le renforcement de la mobilisation fiscale, la rationalisation des dépenses publiques et une amélioration de l’exécution des investissements.
Dans l’ensemble, ces résultats traduisent une consolidation progressive des finances publiques, soutenue par la diversification des sources de revenus et une discipline budgétaire accrue.