Au pouvoir depuis 2016 et reconduit en 2020, le président centrafricain a une nouvelle fois remporté l’élection
du 28 décembre 2025. Les résultats validés par la Cour constitutionnelle lui attribuent 77,90 % des voix, loin devant son principal rival, Anicet-Georges Dologuélé, crédité de 13,50 %. Ce scrutin n’a toutefois pas été exempt de tensions. L’opposition a dénoncé des irrégularités, évoquant une
«fraude massive», des accusations finalement rejetées par les autorités judiciaires.
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Une investiture sous sensibilité politique
Cette investiture intervient dans un climat politique délicat, notamment après l’adoption en 2023 d’une nouvelle Constitution. Celle-ci autorise le chef de l’État à briguer un nouveau mandat, une réforme vivement critiquée par une partie de l’opposition. Malgré ces contestations, les autorités centrafricaines entendent afficher une continuité institutionnelle à travers cette cérémonie.
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L’événement a également une dimension diplomatique importante, avec la présence de plusieurs dirigeants africains venus assister à l’investiture. Le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, a fait le déplacement et a été accueilli à son arrivée par son homologue centrafricain.
Le Cameroun est représenté par son Premier ministre, Joseph Dion Ngute, accueilli à Bangui par le chef du gouvernement centrafricain, Félix Moloua, ainsi que par des membres de l’exécutif et de la communauté camerounaise.
Autre présence notable, celle du président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui participe également à cette cérémonie.