Se référant aux deux précédentes élections présidentielles, le principal leader de l’opposition a déclaré ne plus être disposé à accepter ce qu’il considère comme une confiscation de la volonté populaire.
Le principal leader de l’opposition centrafricaine, Anicet-Georges Dologuélé, affirme avoir remporté l’élection présidentielle du 28 décembre. Face au président sortant Faustin-Archange Touadéra, candidat à un troisième mandat, l’opposant soutient que le verdict des urnes lui est favorable, alors même que les résultats officiels provisoires ne sont attendus que le 5 janvier.
Lors d’une conférence de presse tenue vendredi 2 janvier, Anicet-Georges Dologuélé a affirmé que le MCU enregistrerait un net recul dans 17 des 20 préfectures du pays, ainsi qu’à Bangui. Selon lui, ces tendances traduisent une victoire de l’opposition. Il précise que son parti a déployé près de 10.000 représentants sur l’ensemble du territoire, chargés de collecter et de compiler les résultats issus des bureaux de vote.

Des accusations d’irrégularités électorales
L’opposant a par ailleurs dénoncé de graves dysfonctionnements dans le déroulement du scrutin. Il évoque une manipulation organisée des résultats, impliquant, selon lui, certains responsables de l’Autorité nationale des élections, sous l’influence du pouvoir en place. Sans entrer dans les détails, il assure détenir des preuves à l’appui de ses accusations.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
«Cette fois, je ne l’accepterai pas»
Se référant aux deux précédentes élections présidentielles, Anicet-Georges Dologuélé a déclaré ne plus être disposé à accepter ce qu’il considère comme une confiscation de la volonté populaire. Il a insisté sur le fait que son parti ne tolérera pas, une fois encore, que le choix des électeurs soit remis en cause.
Attente des résultats et riposte annoncée
Dans l’attente de la proclamation des résultats provisoires prévue pour le 5 janvier, le candidat de l’opposition se dit prêt à saisir les juridictions compétentes si sa victoire n’est pas reconnue. Il a appelé le Conseil constitutionnel à jouer pleinement son rôle d’arbitre du processus électoral. De son côté, le parti au pouvoir a annoncé une conférence de presse prochaine pour répondre et contester les déclarations de l’opposant.
Lire : Centrafrique : le scrutin s’est déroulé dans le calme
Déjà candidat malheureux en 2016 et en 2021, Anicet-Georges Dologuélé se présentait pour la troisième fois consécutive à la magistrature suprême. Le scrutin, qui s’inscrivait dans un quadruple rendez-vous électoral (présidentielle, législatives, municipales et régionales), opposait une nouvelle fois l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) au Mouvement cœurs unis (MCU), formation au pouvoir.
Notre Afrik avec AFP








