CAN 2025 : le président de la CAF rejette les accusations de corruption venues du Sénégal

CAN 2025 : le président de la CAF rejette les accusations de corruption venues du Sénégal

Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a fermement rejeté les accusations de corruption formulées par le Sénégal à la suite de la finale de la CAN 2025, dont l’issue a été réattribuée au Maroc par décision officielle.

S’exprimant jeudi 9 avril à Salé, près de Rabat, le dirigeant de l’instance panafricaine a assuré qu’aucune irrégularité n’entachait le fonctionnement de la CAF. Il a invité toute partie disposant de preuves à saisir la justice, affirmant qu’il n’y avait «rien à cacher» et qualifiant les accusations de «fausses et sans fondement».

Une décision contestée par le Sénégal

À l’origine de la controverse, la décision du jury d’appel de la CAF ayant déclaré le Sénégal forfait lors de la finale et attribué la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0). Une décision intervenue après une rencontre marquée par de fortes tensions.

Téléchargez l’application pour ne rien rater de l’actualité

Le gouvernement sénégalais avait réagi en demandant, le 18 mars, l’ouverture d’une enquête internationale pour faire la lumière sur de possibles actes de corruption au sein de l’instance dirigeante du football africain.

De son côté, la Fédération sénégalaise a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne, contestant officiellement cette décision.

Une affaire désormais entre les mains du TAS

Face à la procédure en cours, Patrice Motsepe a tenté d’apaiser les tensions, estimant que « ces problèmes sont désormais derrière nous », tout en rappelant que la CAF se conformera à la décision finale du TAS, quelle qu’elle soit.

📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP

Cette posture vise à repositionner le différend sur le terrain juridique, alors que la polémique continue d’alimenter les tensions entre les deux pays.

Une finale sous haute tension

La rencontre disputée le 18 janvier à Rabat avait basculé dans la confusion en fin de match. L’arbitre avait accordé un penalty au Maroc après recours à l’assistance vidéo, tout en refusant un but au Sénégal quelques instants plus tôt.

Ces décisions arbitrales avaient provoqué la colère des joueurs sénégalais, certains quittant temporairement le terrain, tandis que des supporters tentaient d’envahir la pelouse et lançaient des projectiles.

Lire : CAN 2025 : Patrice Motsepe défend la décision de la CAF

Malgré ce climat tendu, le match avait repris. Le Maroc avait manqué son penalty, et le Sénégal s’était imposé 1-0 en prolongation grâce à un but de Pape Gueye, avant que la CAF ne revienne ultérieurement sur le résultat.

Des suites judiciaires et disciplinaires

En parallèle, 18 supporters sénégalais ont été condamnés par la justice marocaine à des peines de prison pour hooliganisme, après les incidents survenus lors de la finale. Leur procès en appel doit se tenir le 13 avril.

Patrice Motsepe a indiqué respecter la souveraineté judiciaire du Maroc dans cette affaire, dissociant ces procédures nationales du contentieux sportif en cours.

Cette crise autour de la CAN 2025 met en lumière les tensions persistantes autour de la gouvernance du football africain, ainsi que les enjeux d’arbitrage et de transparence qui continuent de susciter débats et contestations.

Notre Afrik avec AFP

Articles similaires

Get the app