837 victimes.
Des accusations graves rejetées en bloc
Le pouvoir, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré depuis le coup d’État de septembre 2022, rejette catégoriquement ces conclusions. Les autorités dénoncent un rapport reposant sur des «insuffisances méthodologiques» et visant, selon elles, à discréditer les forces engagées au front.
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Elles estiment que ces accusations participent à une campagne de stigmatisation des «patriotes» et des forces de défense, engagées dans un combat contre des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique.
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Dans ce contexte, le gouvernement rappelle que la lutte contre le terrorisme constitue une priorité nationale et assure qu’elle est menée dans le respect des lois nationales et des engagements internationaux en matière de droits humains.
HRW évoque des crimes internationaux et saisit la CPI
De son côté, Human Rights Watch affirme s’appuyer sur plus de 450 témoignages recueillis au Burkina Faso et dans plusieurs pays de la région, notamment le Mali, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Bénin.
L’ONG qualifie certaines exactions présumées de «crimes de guerre» et de «crimes contre l’humanité», appelant la Cour pénale internationale à ouvrir un examen préliminaire sur la situation dans le pays.
Le rapport met également en cause plusieurs responsables, dont le capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que des chefs du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), organisation affiliée à Al-Qaïda dirigée par Iyad Ag Ghaly.
Cette confrontation entre les autorités burkinabè et l’ONG intervient dans un contexte sécuritaire toujours dégradé, marqué par une intensification des attaques armées et une pression croissante sur les populations civiles.
Notre Afrik avec AFP