Annoncée le 7 avril 2026 dans un communiqué signé à Bruxelles, cette initiative émane d’un collectif de citoyens, de leaders d’opinion et d’acteurs engagés. Elle intervient dans un contexte marqué par une montée des régimes militaires et des tensions politiques dans plusieurs pays du Sahel.
À la tête du mouvement, comme présidente, on a le Dr Mayra Djibrine, médecin nigérienne engagée dans l’humanitaire et la défense des
droits humains. Elle apporte à l’ADS une crédibilité, dans un contexte où crises sécuritaire et humanitaire sont étroitement liées. Le secrétariat général est confié à Malick Konaté, journaliste malien en exil. Son rôle souligne l’importance de la bataille de l’information pour l’ADS, dans un contexte où les médias indépendants sont affaiblis et la communication fortement contrôlée par les régimes militaires. Et pour terminer, le poste de secrétaire général adjoint revient à Idder Alghabid, syndicaliste nigérien. Ancien leader étudiant et membre du cabinet sous Mohamed Bazoum, il incarne une génération engagée, marquée par un parcours mêlant militantisme, expérience étatique et rupture liée au coup d’État de 2023.
Une réponse à la montée de l’autoritarisme
L’Alliance des Démocrates du Sahel se positionne comme une plateforme de mobilisation face à ce qu’elle qualifie de recul démocratique. Le mouvement dénonce notamment la militarisation de la vie politique et les atteintes aux libertés fondamentales.
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Dans son manifeste, l’organisation affirme vouloir porter une lutte pacifique pour le rétablissement de l’État de droit, en s’appuyant sur la souveraineté populaire et le respect des droits civils et politiques.
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Parmi ses priorités figurent également le rejet de toute forme de gouvernance imposée sans légitimité démocratique, ainsi que la promotion de solutions inclusives pour répondre aux crises sécuritaires, économiques et sociales que traverse la région.
Un projet politique tourné vers la reconstruction institutionnelle
Au-delà de la contestation, l’ADS ambitionne de proposer une alternative politique fondée sur la consolidation d’institutions républicaines solides et durables.
Le mouvement appelle à une mobilisation large, invitant les citoyens du Sahel ainsi que la diaspora à rejoindre cette dynamique. Il entend également nouer des partenariats avec des organisations internationales partageant une vision d’un espace sahélien stable, démocratique et respectueux des droits humains.
À travers cette initiative, ses promoteurs affichent leur volonté de peser dans le débat public et de contribuer à redéfinir les trajectoires politiques dans une région en quête de stabilité et de gouvernance efficace.