Le gouvernement burkinabè a été légèrement remanié, avec quelques départs, de nouvelles entrées et plusieurs ministères qui changent de nom. Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo reste à la tête de l’équipe, désormais composée de vingt-deux membres, a annoncé le 12 janvier le secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres.
Quatre ministres quittent le gouvernement, parmi lesquels Roland Somda, ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, remplacé par Annick Lydie Zingué Ouattara, ainsi que Luc Sorgho aux Infrastructures, Roger Barro à l’Environnement et Boubacar Sawadogo à l’Enseignement secondaire. Deux nouvelles personnalités intègrent l’équipe, tandis que plusieurs ministères voient leur dénomination modifiée.

Des ministères rebaptisés pour marquer la continuité et le patriotisme
Certains portefeuilles adoptent de nouvelles appellations, à tonalité patriotique ou révolutionnaire. Le ministère de la Défense devient le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, conservant à sa tête le général de division Célestin Simporé. Le ministère de la Fonction publique et du Travail est rebaptisé ministère des Serviteurs du Peuple, et le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme fusionne sous le nom de ministère de la Construction de la Patrie.
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Certains ministères conservent leurs titulaires mais voient leur périmètre modifié. Ainsi, Karamoko Jean Marie Traoré reste ministre des Affaires étrangères, mais la coopération régionale et les Burkinabè de l’extérieur ne figurent plus dans le titre de son ministère. Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la Justice, perd quant à lui le portefeuille des Droits humains.
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Une équipe centrée sur la modernisation et la continuité
Le gouvernement comprend également plusieurs ministres d’État et ministres délégués, chargés de secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’économie, la sécurité, la santé, la transition digitale, l’enseignement et la jeunesse.








