Lancé le 16 juillet 2024, le programme des cliniques mobiles vise à réduire les barrières géographiques et économiques limitant l’accès des populations aux soins spécialisés.
Un an après le lancement des cliniques mobiles, le gouvernement burkinabè affiche un bilan jugé satisfaisant. Déployée dans l’ensemble des 13 régions du pays, cette initiative a permis à près de deux millions de femmes de bénéficier d’actions de sensibilisation et de soins spécialisés gratuits, selon les chiffres officiels.
Mis en place le 16 juillet 2024 à l’initiative du président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, le programme des cliniques mobiles ambitionne de lever les obstacles géographiques et financiers qui freinent l’accès des populations aux soins spécialisés, notamment en milieu rural.
Une vaste campagne de sensibilisation
En douze mois d’activité, 468 missions ont été conduites dans différentes localités du pays. Ces interventions ont permis de sensibiliser environ deux millions de femmes à l’auto-examen des seins, un geste essentiel pour la prévention et le dépistage précoce du cancer du sein.
Des prestations médicales en forte hausse
Au-delà de la sensibilisation, les cliniques mobiles ont enregistré une activité clinique soutenue. Plus de 14 000 femmes âgées de plus de 40 ans ont bénéficié d’écho-mammographies gratuites. La lutte contre le cancer du col de l’utérus a également connu des avancées notables, avec plus de 106 000 dépistages de lésions précancéreuses réalisés, ayant conduit à plusieurs centaines de traitements et d’examens complémentaires spécialisés.
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La gratuité, pilier de l’équité sanitaire
Le rapport met en avant la gratuité totale des prestations comme élément central de la stratégie gouvernementale en matière d’équité sanitaire. Dans le circuit de soins classique, ces actes représentent des coûts importants pour les ménages, variant de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers de francs CFA. Entre janvier et septembre 2025, l’État a ainsi mobilisé près de 197 millions de FCFA afin de garantir l’accès gratuit à ces services pour les populations rurales et défavorisées.
Rapprocher l’État des populations
Pour les autorités de la Transition, le déploiement de quinze unités mobiles ne répond pas uniquement à une exigence sanitaire, mais s’inscrit également dans une démarche de proximité administrative. L’initiative vise à réduire les inégalités territoriales en matière de santé et à renforcer la présence de l’État dans les zones éloignées.
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Des soins spécialisés pour tous
À travers ce programme, le gouvernement entend faire des soins spécialisés un droit accessible à tous, y compris aux personnes déplacées internes et aux habitants des régions les plus enclavées. L’objectif affiché est clair : rompre avec une médecine perçue comme réservée aux centres urbains et garantir une prise en charge équitable sur l’ensemble du territoire burkinabè.