Le ministre gabonais de la Communication, Germain Biahodjow, a rejeté dimanche les accusations de tortures formulées par l’ancienne Première dame Sylvia Bongo lors d’une interview accordée à France 24.
médiatiques auraient repris ces déclarations sans vérifications suffisantes. Il a accusé plusieurs médias occidentaux de relayer des récits qu’il considère comme déformés, contribuant selon lui à une campagne de désinformation visant le Gabon.
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Face à cette situation, le gouvernement a indiqué qu’il pourrait prendre des mesures contre les médias concernés, allant jusqu’à la suspension de leur droit de diffusion sur le territoire national.
Des propos tenus dans une interview télévisée
Dans un entretien diffusé vendredi par France 24, Sylvia Bongo a affirmé avoir été détenue dans le sous-sol du palais présidentiel après le renversement du pouvoir en 2023. Elle a déclaré avoir subi des violences physiques et avoir été témoin de sévices infligés à son fils, Noureddin Bongo, ainsi qu’à d’autres détenus.
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Contexte du coup d’État de 2023
Ces événements remontent au Coup d’État gabonais de 2023, qui a renversé le président Ali Bongo Ondimba et porté au pouvoir le général Brice Oligui Nguema.
À la suite de ce changement de régime, Sylvia Bongo et son fils avaient été arrêtés puis détenus pendant environ vingt mois. Ils ont finalement bénéficié d’une liberté provisoire et ont quitté le Gabon en mai 2025.
Condamnation judiciaire et procédures en France
En novembre dernier, la cour criminelle de Libreville a condamné par contumace Sylvia Bongo et Noureddin Bongo à 20 ans de réclusion, notamment pour des faits présumés de détournement de fonds publics.
Parallèlement, les avocats de la famille Bongo ont saisi la justice française en mai 2024. Ils y dénoncent une arrestation qu’ils jugent illégale ainsi que des actes de séquestration et de torture à l’encontre de plusieurs membres de la famille, qui possèdent également la nationalité française.
Libreville maintient sa position
Le gouvernement gabonais a toutefois réitéré son rejet de ces accusations. Les autorités avaient déjà affirmé par le passé qu’aucun acte de torture ni mauvais traitement n’avait été infligé à l’ancien président ou à ses proches durant leur détention.
Notre Afrik avec AFP