Sénégal : les services soutiennent une croissance de 1,2 %

L’économie sénégalaise a poursuivi sa progression au premier trimestre 2026, portée principalement par la bonne performance du secteur des services. Selon les dernières données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 1,2 % par rapport au trimestre précédent, malgré un ralentissement observé dans plusieurs secteurs d’activité.

Cette croissance repose essentiellement sur le dynamisme du secteur tertiaire, qui a compensé les contre-performances enregistrées dans l’industrie et les activités primaires.

Les services tirent l’activité économique

L’ANSD souligne que la valeur ajoutée des services a augmenté de 3,6 % sur un trimestre, grâce notamment à la forte progression des activités de l’information et de la communication, en hausse de plus de 20 %.

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À l’inverse, le secteur secondaire a reculé de 1,1 %, affecté par la baisse de l’activité dans la construction, le raffinage et les industries agroalimentaires. Le secteur primaire a lui aussi enregistré un léger repli, principalement en raison de la diminution des activités de pêche, malgré une évolution positive de l’élevage.

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En comparaison avec le premier trimestre 2025, l’économie sénégalaise affiche toutefois une croissance plus soutenue de 5,8 %. Cette progression est largement portée par les industries extractives et le développement des activités liées aux hydrocarbures, qui continuent de stimuler la production nationale.

L’investissement marque le pas

Du côté de la demande intérieure, la consommation des ménages et des administrations demeure le principal moteur de la croissance, avec une hausse de près de 5 %.

En revanche, les investissements enregistrent un net ralentissement. La formation brute de capital fixe (FBCF) a diminué de 11,8 % sur un trimestre, sous l’effet d’une baisse des investissements publics comme privés.

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Les échanges extérieurs se sont également contractés. Les importations et les exportations ont toutes deux reculé par rapport à la fin de l’année 2025, entraînant une aggravation du déficit de la balance des biens et services.

Malgré ces fragilités, l’ANSD estime que l’économie sénégalaise conserve une dynamique favorable, soutenue par l’essor du secteur des services et la montée en puissance de l’exploitation des ressources minières et pétrolières, désormais considérées comme des leviers majeurs de la croissance du pays.

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