Le gouvernement burkinabè a adopté une nouvelle réglementation encadrant les départs des étudiants vers les établissements d’enseignement supérieur étrangers.
Désormais, tout Burkinabè souhaitant poursuivre des études hors du pays devra obtenir, au préalable, une autorisation délivrée par le ministère en charge de l’Enseignement supérieur, qu’il bénéficie d’une bourse ou qu’il finance lui-même sa formation.
La mesure a été approuvée en Conseil des ministres et s’inscrit dans la politique de réorganisation du secteur éducatif engagée par les autorités de transition.
Un meilleur suivi des étudiants selon le gouvernement
Les autorités expliquent que cette réforme vise à améliorer le suivi des
parcours académiques des étudiants formés à l’étranger. Le ministère de l’Enseignement supérieur estime qu’elle permettra d’assurer une meilleure adéquation entre les formations suivies et les priorités nationales.
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Le gouvernement affirme également vouloir anticiper les difficultés rencontrées par certains diplômés à leur retour au Burkina Faso, notamment en matière d’insertion professionnelle. Selon l’exécutif, cette procédure facilitera aussi l’accompagnement administratif des étudiants tout au long de leur cursus.
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Chaque année, plusieurs milliers de jeunes Burkinabè choisissent de poursuivre leurs études hors du pays. La France figure parmi les principales destinations universitaires, même si les relations entre Ouagadougou et Paris se sont fortement dégradées ces dernières années.
Une politique éducative marquée par le patriotisme
Cette nouvelle disposition intervient dans un contexte de profondes réformes engagées par les autorités dirigées par le capitaine Ibrahim Traoré depuis son arrivée au pouvoir en 2022.
En 2023, les étudiants burkinabè avaient déjà été confrontés aux conséquences de la suspension de la délivrance des visas français, une décision qui concernait également le Mali et le Niger.
Le gouvernement poursuit par ailleurs une politique mettant l’accent sur les valeurs de souveraineté et de patriotisme. En 2025, il avait instauré une immersion patriotique obligatoire pour les nouveaux bacheliers, condition désormais requise pour accéder aux universités publiques du pays.
Présentée comme un moyen de renforcer l’engagement citoyen des jeunes, cette formation s’inscrit dans un contexte où le Burkina Faso continue de faire face à une insécurité persistante liée aux attaques des groupes armés jihadistes.