La maladie a déjà dépassé le seuil des 1 000 cas confirmés dans les provinces concernées. Les jeunes représentent une part importante des personnes affectées, dans un contexte où les infrastructures de santé et les services sociaux sont déjà fortement fragilisés.
les moins de 18 ans constituent plus de la moitié de la population vivant dans les 31 zones sanitaires affectées. Outre le risque de contamination, ils subissent les conséquences indirectes de la crise, notamment la perte de proches, la désorganisation des services publics et les traumatismes psychologiques liés à la maladie.
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L’organisation souligne que les enfants et adolescents représentent environ 15 % des cas recensés, mais plus d’un quart des décès enregistrés depuis le début de la flambée. Les jeunes patients infectés seraient également confrontés à un risque de mortalité nettement supérieur à celui observé chez les adultes.
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Dans la province de l’Ituri, principal foyer de l’épidémie, de nombreux enfants ont perdu un ou leurs deux parents à cause du virus. Pour répondre à cette situation, des programmes d’accompagnement psychosocial et de protection ont été mis en place au profit des familles touchées et des mineurs devenus orphelins.
Une crise aggravée par les conflits et la précarité
L’UNICEF rappelle que les enfants de l’est de la RDC figuraient déjà parmi les populations les plus vulnérables du continent avant même l’apparition de cette nouvelle urgence sanitaire. Les conflits armés, les déplacements forcés, la malnutrition chronique et la faiblesse de la couverture vaccinale fragilisent depuis longtemps les communautés locales.
Afin de soutenir les familles affectées, l’agence a contribué à la création d’un premier centre d’accueil destiné aux nourrissons et jeunes enfants temporairement séparés de leurs parents pendant leur prise en charge médicale. D’autres structures similaires devraient être ouvertes dans les prochaines semaines.
L’épidémie ne se limite plus au territoire congolais. Des cas ont également été détectés en Ouganda voisin, où plusieurs personnes venues de RDC ont été diagnostiquées positives au virus. Cette situation renforce les inquiétudes concernant une propagation transfrontalière de la maladie.
Face à l’urgence, l’UNICEF travaille avec les autorités sanitaires, l’Organisation mondiale de la santé et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies afin de renforcer la surveillance, la sensibilisation des communautés et la continuité des services essentiels. L’organisation estime avoir besoin de plus de 70 millions de dollars pour soutenir la réponse au cours des six prochains mois et appelle les partenaires internationaux à accroître leur mobilisation.