Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan a annoncé l’arrestation d’Alloui Brou Jacques, présenté comme le principal suspect dans ce dossier qui suscite une vive émotion au sein de la population.
Selon les autorités judiciaires, l’homme a été interpellé le 18 juin 2026 dans le quartier Terre Rouge, à Gonzagueville, dans la commune de Port-Bouët. Il faisait l’objet de recherches depuis les opérations de démolition menées au début du mois de juin dans cette zone de Koumassi.
Le parquet met en garde contre la désinformation
Dans son communiqué, le Procureur a également tenu à
réagir aux informations circulant sur les réseaux sociaux concernant la situation du suspect. Il affirme que celui-ci demeure entre les mains des services compétents et dément les rumeurs faisant état d’une éventuelle libération ou d’un traitement particulier.
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Le parquet rappelle que la diffusion de fausses informations par voie numérique est sanctionnée par la loi ivoirienne. Les personnes reconnues coupables de publication ou de propagation de fausses nouvelles s’exposent à des peines pouvant aller de un à six ans d’emprisonnement, assorties d’amendes comprises entre 500 000 et 5 millions de francs CFA.
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Plusieurs responsables déjà entendus par les enquêteurs
Les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances exactes des démolitions intervenues sur un site d’environ 34 hectares à Koumassi-Campement. Dans le cadre de cette procédure, plusieurs personnalités ont déjà été auditionnées par les enquêteurs.
Parmi elles figurent le directeur général des Services techniques du District autonome d’Abidjan, Boa Krapa Valérie, le maire de Koumassi, Narcisse Toussaint Ballet, ainsi que Kindo Moumouni, responsable de l’entreprise propriétaire des engins ayant participé aux opérations.
Les autorités judiciaires estiment que l’audition d’Alloui Brou Jacques pourrait permettre d’éclaircir plusieurs zones d’ombre du dossier. Il est notamment soupçonné d’avoir ordonné ou facilité les démolitions en s’appuyant sur une décision judiciaire dont l’authenticité est aujourd’hui remise en cause.