Cette nouvelle progression marque la troisième hausse consécutive enregistrée depuis le début de l’année, confirmant une tendance à la remontée des prix malgré certains signes d’amélioration observés sur plusieurs produits de consommation courante.
D’après le rapport de l’Indice des prix à la consommation (IPC), l’inflation a progressé de 0,24 point de pourcentage entre avril et mai 2026. Toutefois, la situation
apparaît moins préoccupante qu’il y a un an.
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En mai 2025, le Nigeria affichait un taux d’inflation de 26,06 %, soit un niveau largement supérieur à celui observé aujourd’hui. Cette comparaison annuelle traduit une amélioration globale de la stabilité des prix, même si les tensions inflationnistes persistent.
Sur une base mensuelle, les chiffres montrent d’ailleurs un ralentissement de la hausse des prix. Le taux d’inflation mensuel est passé de 2,13 % en avril à 1,75 % en mai, signe que le rythme de progression des coûts à la consommation s’est quelque peu modéré.
Les produits alimentaires restent sous pression
L’alimentation demeure l’un des principaux moteurs de l’inflation au Nigeria. Le taux d’inflation alimentaire a atteint 16,96 % en mai, contre 16,68 % le mois précédent.
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Cette augmentation confirme les difficultés persistantes auxquelles sont confrontés les ménages pour accéder à certains produits de première nécessité. Les fluctuations des coûts de production, du transport et de la distribution continuent d’exercer une pression sur les prix des denrées alimentaires.
Néanmoins, les statistiques révèlent également un ralentissement de l’évolution des prix alimentaires sur le court terme. L’inflation alimentaire mensuelle est passée de 3,63 % en avril à 2,98 % en mai.
Des signes d’accalmie sur certains produits agricoles
Selon le Bureau national des statistiques, cette décélération s’explique notamment par une évolution plus favorable des prix de plusieurs produits agricoles et alimentaires largement consommés dans le pays.
Parmi les produits concernés figurent notamment le maïs, l’igname, la farine de manioc, les tomates fraîches, les oignons, le poivre frais, les bananes plantains, le gingembre, les patates douces ainsi que plusieurs autres cultures vivrières.
Même si la baisse du rythme de hausse des prix constitue un signal encourageant, les autorités restent confrontées au défi de contenir durablement l’inflation afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages et soutenir la reprise économique du pays.