En marge des Assemblées annuelles de la Banque islamique de développement organisées à Bakou, en Azerbaïdjan, le pays a conclu un accord de financement de 30 millions de dollars (environ 17,1 milliards de FCFA) avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
Cette enveloppe doit contribuer à améliorer l’accès à l’éducation et à renforcer la qualité de l’enseignement à travers l’ensemble du pays.
Un vaste programme d’infrastructures scolaires
L’accord a été signé par le ministre d’État chargé des Finances et du Budget, Tahir Hamid Nguilin, et le président de la BADEA, Abdullah K. H. Almusaibeeh.
Les fonds seront mobilisés dans le cadre du projet SMARTED, un programme soutenu par plusieurs partenaires internationaux. L’initiative prévoit notamment la construction et l’équipement de milliers de salles de classe destinées à répondre aux besoins croissants du système éducatif tchadien.

Au total, 2 848 salles de classe seront réalisées dans 665 écoles primaires et 95 collèges répartis sur l’ensemble des 23 provinces du pays. L’objectif est de réduire les déficits en infrastructures scolaires et d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves.
Une réforme qui va au-delà des bâtiments
Les autorités tchadiennes souhaitent faire de SMARTED un véritable levier de transformation du système éducatif. Le projet ne se limite pas à la construction d’établissements, mais comprend également plusieurs mesures visant à renforcer la qualité de l’enseignement.
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Parmi les actions envisagées figurent la révision et la modernisation des programmes scolaires, le renforcement des capacités des enseignants ainsi que la fourniture de matériels pédagogiques adaptés aux besoins des élèves.
Cette approche globale vise à améliorer les performances scolaires tout en créant un environnement d’apprentissage plus efficace et plus inclusif.
Un accent particulier sur les groupes vulnérables
Le programme accordera une attention spécifique aux catégories les plus exposées aux difficultés d’accès à l’éducation. Les filles, les enfants vulnérables et les élèves vivant avec un handicap figurent parmi les principaux bénéficiaires des mesures prévues.
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À travers cet investissement, les autorités entendent réduire les inégalités éducatives et favoriser une scolarisation plus inclusive sur l’ensemble du territoire.
Cette nouvelle contribution de la BADEA intervient alors que le Tchad place le développement du capital humain au cœur de sa stratégie de croissance. Pour le gouvernement, l’amélioration de l’éducation constitue un levier essentiel pour soutenir le développement économique et social du pays dans les années à venir.








