L’armée burundaise a communiqué, dans la soirée du mercredi 1er avril, un premier bilan officiel faisant état de 13 civils tués à la suite des explosions provoquées par l’incendie, survenu mardi soir, d’un dépôt de munitions à Bujumbura. Aucun décès n’a été signalé dans les rangs militaires.
Un officier supérieur de l’armée et un responsable de la police avaient indiqué plus tôt mercredi à l’AFP que les explosions survenues dans le principal dépôt de munitions du pays avaient
fait
«des dizaines» de victimes. Le site, situé dans le quartier très peuplé de Musaga, au sud de Bujumbura, capitale économique du Burundi, a été le théâtre de violentes déflagrations.
Le bilan officiel communiqué par le porte-parole de l’armée, le général Gaspard Baratuza, fait état de 13 civils tués et de 54 blessés. Trois militaires figurent également parmi les blessés. Il a précisé que les dégâts sont à la fois humains et matériels, touchant des habitations, des véhicules privés ainsi que des installations militaires.
Téléchargez l’application pour ne rien rater de l’actualité
Silence et inquiétudes dans les milieux médicaux
Contactés par l’AFP, deux médecins hospitaliers ont refusé de s’exprimer, évoquant des craintes pour leur sécurité dans un contexte où les questions liées à la défense restent sensibles au Burundi. De son côté, une source pénitentiaire a rapporté que huit détenus de la prison de Mpimba, située à proximité du site militaire, ont été tués par des projectiles, tandis que plusieurs autres personnes ont été blessées.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Le camp-base affecté constitue un centre logistique majeur de l’armée burundaise. Il abrite divers dépôts, notamment d’armes, de matériel, de médicaments et de vivres. Il est situé à proximité de l’Institut supérieur des cadres militaires (Iscam), où sont formés les futurs officiers, ainsi que du camp militaire de Muha. Malgré l’ampleur des dégâts, le général Baratuza a assuré que les capacités de défense du pays restaient intactes et que les forces armées demeurent opérationnelles pour garantir la sécurité nationale.
Un incendie d’origine électrique
Selon les autorités, le sinistre serait dû à un «accident électrique». Mardi soir, de puissantes explosions ont secoué la ville, provoquant une panique généralisée parmi les habitants. Des témoignages rapportent que des projectiles ont été projetés à plusieurs kilomètres, atteignant différents quartiers de la capitale économique.
Dans une réaction publiée sur les réseaux sociaux, le président Évariste Ndayishimiye a exprimé sa compassion envers les victimes, sans fournir de bilan chiffré. Les autorités ont exhorté la population à signaler toute munition non explosée et à éviter de les manipuler. Par ailleurs, de nombreux messages diffusés en ligne témoignent de la confusion et de la détresse : des familles y publient des avis de recherche d’enfants égarés dans la panique, tandis que d’autres habitants tentent de retrouver leurs proches.
Notre Afrik avec AFP