Un incendie s’est déclaré dans la soirée du mardi 31 mars dans un dépôt de munitions situé au sein d’un camp militaire de Bujumbura, provoquant une série d’explosions ressenties dans plusieurs quartiers de la capitale économique burundaise. L’information a été confirmée par un porte-parole de l’armée à l’Agence France-Presse (AFP).
Selon des témoignages recueillis sur place, les détonations se sont multipliées peu après le début de l’incendie, créant un climat
de peur au sein de la population. Certains habitants affirment avoir vu des projectiles retomber à proximité d’infrastructures sensibles, notamment près de la radio nationale.
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Des images et vidéos relayées montrent une épaisse colonne de fumée s’élevant dans le ciel à la tombée de la nuit, tandis que de hautes flammes ravageaient la zone touchée. Le phénomène a rapidement semé la panique dans plusieurs secteurs de la ville.
Une origine accidentelle évoquée par l’armée
D’après les autorités militaires, l’incident serait lié à un problème électrique survenu dans le dépôt de munitions des Forces de défense nationale du Burundi (FDNB), situé dans le quartier de Musaga, au sud de la capitale.
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Le porte-parole de l’armée, Gaspard Baratuza, a appelé la population au calme, tout en recommandant d’éviter les zones proches du site sinistré. Il a également assuré que les équipes spécialisées étaient mobilisées pour maîtriser la situation.
Habitants en fuite et dégâts matériels
Face à la succession d’explosions, de nombreux riverains ont quitté précipitamment leurs habitations. Dans certains quartiers, des témoins évoquent des vitres brisées sous l’effet des déflagrations.
Un habitant du quartier de Gasekebuye, situé à plusieurs kilomètres du lieu de l’incident, rapporte avoir entendu des détonations continues, accompagnées de projections de munitions en combustion.
De son côté, l’organisation SOS Médias Burundi fait état de déplacements massifs de populations, plusieurs familles cherchant à se mettre à l’abri loin de la zone à risque.
Des installations militaires concentrées dans la zone
L’ampleur de l’incident suscite d’autant plus d’inquiétudes que plusieurs infrastructures militaires seraient regroupées dans le même périmètre. Cette concentration pourrait accentuer les risques en cas de propagation du feu ou de nouvelles explosions.
Des enregistrements sonores diffusés sur les réseaux sociaux témoignent de détonations répétées, laissant penser à une combustion progressive des stocks de munitions.
Un pays fragilisé par une crise persistante
Cet incident survient dans un contexte économique déjà difficile pour le Burundi. Le pays est confronté à une crise prolongée, marquée notamment par des pénuries récurrentes de carburant et des conditions de vie précaires pour une grande partie de la population.
Selon les données de la Banque mondiale, le Burundi figure parmi les pays les plus pauvres au monde en termes de PIB par habitant, une situation qui accentue la vulnérabilité face à ce type de catastrophe.
Notre Afrik avec AFP