D’après un décret publié le 19 mars au Journal officiel, Mohamed Farah Samatar sera le seul adversaire du président sortant Ismaël Omar Guelleh, au pouvoir depuis plus de deux décennies.
À Djibouti, l’élection présidentielle prévue le 10 avril prochain s’annonce sans réelle compétition. D’après un décret publié le 19 mars au Journal officiel, un seul adversaire sera face au président sortant Ismaël Omar Guelleh, au pouvoir depuis plus de deux décennies.
Âgé de 78 ans, Ismaël Omar Guelleh dirige le pays depuis 1999 et reste le favori incontesté du scrutin. Pour lui permettre de se représenter, la Constitution a
été révisée en novembre dernier, levant la limite d’âge fixée auparavant à 75 ans. Le chef de l’État ambitionne ainsi de briguer un sixième mandat consécutif. Lors de la présidentielle de 2021, il avait déjà été reconduit avec plus de 97 % des suffrages, confirmant son emprise sur la scène politique nationale.
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Une opposition faible et peu représentée
Face au président sortant, Mohamed Farah Samatar, leader du Centre démocrate unifié (CDU), tentera de créer la surprise. Toutefois, son parti ne dispose d’aucune représentation au Parlement, ce qui limite considérablement son poids politique. Selon certains analystes, cette candidature manque de crédibilité et ne semble pas en mesure de remettre en cause l’issue du scrutin, largement considérée comme jouée d’avance.
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Des candidatures empêchées
Certaines figures critiques du régime n’ont pas pu se présenter. C’est le cas d’Alexis Mohamed, ancien conseiller présidentiel, qui a renoncé à déposer sa candidature. Actuellement à l’étranger, il affirme ne pas avoir obtenu de garanties de sécurité pour rentrer au pays.
Le contexte politique à Djibouti est régulièrement dénoncé par des organisations internationales. Reporters sans frontières classe le pays à la 168ᵉ place sur 180 en matière de liberté de la presse en 2025, évoquant un paysage médiatique fortement contrôlé par l’État. De son côté, la Fédération internationale des droits de l’homme estime que les processus électoraux dans le pays ne répondent pas aux standards de transparence et de liberté, renforçant les critiques sur le fonctionnement démocratique du régime.
Notre Afrik avec AFP