Avec environ huit millions d’inscrits sur les listes électorales, les résultats officiels devraient être connus dans les jours à venir.
Au Bénin, les autorités électorales ont entamé le dépouillement des suffrages tard dans la soirée de dimanche 11 janvier, à l’issue des élections législatives et municipales organisées sur l’ensemble du territoire national. Ce double scrutin revêt une importance particulière dans un contexte politique et sécuritaire sensible.
Cinq formations politiques étaient en lice pour décrocher des sièges à l’Assemblée nationale, parmi lesquelles figure Les Démocrates, le parti de l’ancien président Boni Yayi. Les électeurs étaient appelés à renouveler les 109 députés ainsi que 77 conseillers municipaux, selon les données communiquées par l’organe électoral national.

Un scrutin sous haute surveillance sécuritaire
Ces élections se sont tenues un mois après une tentative de coup d’État avortée, survenue le 7 décembre dernier et déjouée par les forces loyalistes avec l’appui du Nigeria. Malgré ce contexte tendu, les bureaux de vote ont fermé à 17h00 heure locale (16h00 GMT) et le scrutin s’est déroulé sans incident majeur.
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La Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (COSCEP-Bénin) a salué un processus électoral calme et bien organisé. Toutefois, les observateurs ont exhorté la Commission électorale nationale à veiller à un dépouillement indépendant, à l’abri de toute pression extérieure, et à assurer l’affichage systématique des résultats dans chaque bureau de vote.
Une majorité présidentielle attendue
Avec près de 8 millions d’électeurs inscrits, les résultats définitifs sont attendus dans les prochains jours. Les analystes estiment que la coalition au pouvoir, dirigée par le président Patrice Talon, pourrait conserver sa majorité parlementaire. Elle disposait de 81 sièges dans l’Assemblée sortante.
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Ces élections législatives interviennent à quelques mois de la présidentielle prévue en avril. Âgé de 67 ans, Patrice Talon, au terme de son second mandat constitutionnel, ne pourra pas se représenter. Le chef de l’État a déjà désigné le ministre des Finances, Romuald Wadagni, comme son successeur pressenti, ouvrant ainsi une nouvelle phase dans la vie politique béninoise.








