RD Congo : Félix Tshisekedi prône la stabilité après le départ de Kamerhe

RD Congo : Félix Tshisekedi prône la stabilité après le départ de Kamerhe

Le président congolais a surtout rappelé que, garant de l’équilibre institutionnel, son rôle n’est pas d’intervenir au Parlement, mais d’assurer le bon fonctionnement du pays.

À la suite de la démission de Vital Kamerhe de la présidence de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RD Congo), le président Félix Tshisekedi a lancé un message en faveur de la stabilité et du respect des institutions. Se positionnant comme le garant de l’équilibre institutionnel, il a précisé que son rôle n’était pas d’intervenir dans les affaires internes du Parlement, mais de veiller au bon fonctionnement général du pays. « Mon devoir est de m’assurer que les droits de chacun sont respectés et que l’institution reste stable », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de la séparation des pouvoirs et de la responsabilité autonome des institutions.

S’exprimant sur ses rapports avec Vital Kamerhe, le chef de l’État a réaffirmé son estime personnelle et politique à son égard, le qualifiant toujours de « frère et allié ». Il a également nié toute implication dans la crise qui a secoué le bureau de l’Assemblée, affirmant qu’il n’était en rien à l’origine de la démission de Vital Kamerhe ni des tensions internes.

📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP

Une démission sous pression

Vital Kamerhe a annoncé son retrait le 22 septembre 2025, à la suite du dépôt de plusieurs pétitions réclamant son départ. Ces dernières émanaient en grande partie de députés issus de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel, qui lui reprochent notamment un manque de transparence dans la gestion administrative et financière de l’institution. Bien qu’il ait dénoncé les irrégularités de la procédure engagée contre lui, Vital Kamerhe a expliqué que sa décision vise à préserver la cohésion nationale et à recentrer le travail parlementaire sur les défis majeurs du pays.

Lire : Guinée-Bissau : Domingos Simoes Pereira de retour

La plainte parlementaire ne vise pas uniquement le président du bureau. Quatre autres hauts responsables de l’Assemblée sont également visés par les pétitions : le rapporteur Jacques Djoli, sa suppléante Dominique Munongo, la questeure Chimène Polipoli et sa vice-questeure Grâce Neema. Ces remises en cause témoignent des dysfonctionnements internes au sein de l’Assemblée nationale.

Abonnez vous à notre newsletter

Articles similaires

Get the app