La présidence a confirmé le décès d’Edward Omane Boamah et d’Ibrahim Murtala Muhammed dans un communiqué officiel, quelques heures après l’annonce de la disparition de l’hélicoptère.
Le Ghana a été secoué mercredi 6 août par un tragique accident d’hélicoptère survenu dans la région sud du pays. L’appareil, qui transportait huit personnes dont cinq passagers et trois membres d’équipage, a été porté disparu dans la matinée, avant que les autorités ne confirment son crash et la mort de tous ses occupants.
Parmi les victimes figurent deux membres du gouvernement, Edward Omane Boamah, ministre de la Défense, et Ibrahim Murtala Muhammed, ministre de l’Environnement, des Sciences, des Technologies et de l’Innovation. Leur décès a été confirmé par un communiqué officiel de la présidence quelques heures après l’annonce de la disparition de l’hélicoptère.

Une mission liée à l’environnement
Selon les médias locaux, l’hélicoptère se dirigeait vers un événement consacré à la lutte contre l’exploitation minière illégale, un fléau environnemental qui affecte les terres agricoles et les ressources en eau au Ghana. Ce phénomène, largement répandu dans le pays, est au cœur des préoccupations du ministère de l’Environnement.

Les autorités ont exprimé leur compassion envers les familles des victimes. « Le président et l’ensemble du gouvernement présentent leurs sincères condoléances et expriment leur solidarité aux familles endeuillées et aux membres des Forces armées tombés dans l’exercice de leurs fonctions », a déclaré Julius Debrah, représentant de la présidence.
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Une enquête ouverte sur les causes du crash
Les Forces armées ghanéennes ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur les circonstances de l’accident impliquant un hélicoptère de type Z-9. La chaîne locale Joy News a diffusé des images tournées sur les lieux de l’impact, montrant les restes calcinés de l’appareil au cœur d’une zone boisée.
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Edward Omane Boamah avait été nommé ministre de la Défense en janvier, après l’entrée en fonction du président John Mahama. Il jouait un rôle clé dans la gestion des tensions sécuritaires croissantes dans le nord du pays, à la frontière avec le Burkina Faso, où des groupes jihadistes sont de plus en plus actifs. Il préparait également la publication d’un livre sur l’ancien président John Atta Mills, intitulé Un homme de paix dans une démocratie africaine. De son côté, Ibrahim Murtala Muhammed, âgé de 50 ans, était impliqué dans les efforts du gouvernement pour freiner l’extraction illégale de l’or, un secteur souvent non réglementé qui cause des ravages écologiques.
Un deuil national décrété
Outre les deux ministres, l’accident a également coûté la vie à Alhaji Muniru Muhammad, ancien ministre de l’Agriculture et actuel coordinateur adjoint à la sécurité nationale, ainsi qu’à Samuel Sarpong, vice-président du Congrès national démocratique (NDC), parti du président John Mahama. En signe de deuil, les drapeaux ont été mis en berne à travers le pays, et toutes les activités officielles du président ont été suspendues pour la journée.








