Simone Gbagbo, porte-parole de la coalition, réclame la révision de la liste électorale et une réforme de la CEI pour assurer un processus électoral transparent.
Samedi 31 mai, plusieurs milliers de personnes ont afflué dans le quartier populaire de Yopougon à Abidjan, à l’occasion du premier rassemblement organisé par la Coalition pour une alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI). Cette coalition regroupe 24 partis d’opposition. Les manifestants venus de diverses régions brandissaient des pancartes réclamant des élections « inclusives » et « transparentes », tout en dénonçant l’exclusion de certains candidats.

Tout au long de ce meeting de deux heures et demie, plusieurs responsables de la CAP-CI se sont relayés pour plaider en faveur d’un dialogue avec le pouvoir en place, à cinq mois du scrutin présidentiel prévu pour le 25 octobre. Simone Ehivet Gbagbo, ancienne première dame et porte-parole de la coalition, a lancé un nouvel appel au gouvernement pour l’ouverture rapide de discussions politiques. Elle a affirmé que cet échange est essentiel pour garantir des élections apaisées et véritablement démocratiques.

Des exclusions dénoncées
L’un des points de crispation majeurs reste l’exclusion de quatre grandes figures de la scène politique ivoirienne. Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro, tous candidats déclarés mais écartés de la liste électorale pour raisons judiciaires, sont absents de la course. Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Tidjane Thiam, également exclu, s’est exprimé en visioconférence depuis l’étranger. Il a exhorté les autorités à garantir un processus électoral pacifique, respectueux des standards internationaux, afin de permettre aux Ivoiriens de voter librement.
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Simone Gbagbo a également demandé la révision de la liste électorale et une réforme en profondeur de la Commission électorale indépendante (CEI), jugeant ces mesures indispensables pour renforcer la transparence du processus. Pour elle, l’amnistie des figures politiques exclues permettrait de créer un climat de confiance avant l’échéance électorale.
Une mobilisation citoyenne
Parmi les participants, de nombreux citoyens espèrent un changement. Bénédicte Kouassi, caissière de 34 ans, déclare que « même si plusieurs de nos leaders sont empêchés, cette coalition peut faire bouger les lignes. Je suis venue pour soutenir l’idée d’une vraie alternance ».
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Les autorités, quant à elles, affirment que les décisions concernant l’éligibilité des candidats relèvent exclusivement du système judiciaire, indépendant du pouvoir politique. Le président Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011 et âgé de 83 ans, n’a pas encore annoncé s’il briguerait un quatrième mandat. Son parti, le RHDP, devrait clarifier sa position lors de son congrès prévu les 21 et 22 juin, juste après la publication officielle de la liste électorale définitive.
Notre Afrik avec AFP








