Cette mesure autorise désormais l’engagement de procédures judiciaires contre lui, suivant les recommandations de l’auditeur général des FARDC.
Hier, jeudi 22 mai, la Commission spéciale du Sénat de la République démocratique du Congo (RD Congo) a décidé de lever l’immunité parlementaire de l’ancien président Joseph Kabila, sénateur à vie. Cette décision ouvre la voie à des poursuites judiciaires à son encontre, conformément aux recommandations formulées par l’auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC).

Réunis en séance plénière retransmise en direct à la télévision nationale, les sénateurs se sont prononcés à bulletins secrets. Le résultat du vote fait état de 88 voix pour et 5 contre. Les 40 membres de la commission spéciale avaient unanimement recommandé cette levée d’immunité. Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a officialisé la décision, soulignant qu’elle permettrait à la justice militaire de poursuivre Joseph Kabila.
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Des accusations de collusion avec le M23
Joseph Kabila est soupçonné de liens avec la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé soutenu par le Rwanda et actif dans l’est du pays. Bien qu’il ait quitté le territoire congolais fin 2023, selon ses proches, l’ex-président conserve encore une influence politique notable dans le pays. Le mardi précédent, Joseph Kabila avait été convié à une réunion de travail avec la commission « ad hoc » du Sénat, mais il n’avait pas répondu à l’appel.
Réactions politiques et tensions
Du côté de son parti, le PPRD, la décision est vivement critiquée. En effet, son secrétaire général adjoint, Ferdinand Kambere, dénonce une manœuvre politique qui vise à détourner l’attention des difficultés du gouvernement à gérer la crise sécuritaire à l’est du pays. Par ailleurs, il parle d’un « théâtre » orchestré pour écarter une figure encore influente de la scène politique.
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En avril, Joseph Kabila avait fait une déclaration surprise dans la presse, annonçant son retour prochain en RD Congo, via l’est du pays. Toutefois, aucune preuve publique ne confirme qu’il ait effectivement regagné le territoire national depuis. À la suite de cette annonce, plusieurs de ses résidences ont été perquisitionnées et son parti a été suspendu.
Notre Afrik avec AFP








