Présidentielle 2025 : deux anciens présidents dans la course au Malawi

Présidentielle 2025 : deux anciens présidents dans la course au Malawi

À l’approche de l’élection, Peter Mutharika vise un retour aux affaires, tandis que Joyce Banda mise sur la jeunesse comme priorité de sa campagne.

Au Malawi, la campagne présidentielle s’intensifie alors que deux anciens chefs d’État ont officiellement lancé leurs candidatures dimanche 3 aout dans le but de déloger l’actuel président Lazarus Chakwera, en poste depuis 2020. Le scrutin est prévu pour le 16 septembre prochain dans ce pays d’Afrique australe frappé par une grave crise économique. Avec une inflation proche de 30 % et un taux de pauvreté extrême qui touche près de 75 % des 21 millions d’habitants, selon la Banque mondiale, les préoccupations économiques seront au cœur des débats.

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Peter Mutharika veut un retour aux affaires

À Blantyre, la deuxième ville du pays, Peter Mutharika, 85 ans, a rassemblé une foule de sympathisants pour annoncer son retour politique. Ancien président de 2014 à 2020, il dirige toujours le Parti démocratique progressiste (DPP), principale formation d’opposition. Juriste de formation, il promet de « redresser le pays ». Sa précédente victoire en 2019 avait été annulée par la justice pour irrégularités électorales, ouvrant la voie à une élection exceptionnelle remportée par Lazarus Chakwera.

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Joyce Banda met l’accent sur les jeunes

Dans la ville de Ntcheu, Joyce Banda, 74 ans, a également déclaré sa candidature. Ancienne cheffe d’État entre 2012 et 2014 et première femme à diriger le pays, elle se présente sous les couleurs du Parti du peuple. L’ancienne militante des droits des femmes veut centrer sa campagne sur l’emploi des jeunes et leur autonomisation économique. Le leader politique avait quitté le pays en 2014, après sa défaite électorale, dans un contexte marqué par des accusations de corruption liées au scandale financier surnommé « Cashgate ».

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Un climat politique sous tension

Les partis d’opposition accusent le pouvoir en place (le Parti du congrès du Malawi (MCP)  de réprimer les voix dissidentes. En juin, une manifestation de membres de la société civile réclamant un audit indépendant des registres électoraux et la démission de responsables électoraux a été violemment dispersée. Une douzaine de manifestants ont été agressés par des inconnus, provoquant un tollé national.

Notre Afrik avec AFP

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