L’ancien chef d’État a dû quitter le pouvoir après le soulèvement populaire du 31 octobre 2014.
Il y a dix ans, le Burkina Faso a traversé une période de transformation avec la chute de Blaise Compaoré, qui avait occupé la présidence pendant 27 ans. Le 31 octobre 2014, une insurrection populaire a mis un terme à son règne, inaugurant une ère de changements et d’incertitudes pour le pays.

En effet, ce jour-là, des mois de manifestations, orchestrées par des partis politiques et des mouvements citoyens tels que le Balai Citoyen, ont atteint leur paroxysme, en réaction à un projet de réforme constitutionnelle qui aurait permis à l’ancien chef d’État de se représenter.
La colère de la population
L’incendie de l’Assemblée nationale, prévu pour voter sur l’article 37, a précipité sa démission après une journée de tensions. En seulement 48 heures, Blaise Compaoré a dû faire face à la colère d’une population exaspérée par des années de promesses non tenues et de répression.
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Les manifestations, de plus en plus fréquentes, exprimaient un cri de désespoir et de détermination de la jeunesse burkinabè.
Une transition incertaine
Après avoir hésité pendant 24 heures, Blaise Compaoré a finalement annoncé sa démission le 31 octobre. Le pouvoir a été provisoirement transféré au lieutenant-colonel Isaac Zida, peu connu à l’époque, qui a rassuré la population en garantissant le soutien de l’armée.
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Depuis cette date, Ouagadougou a traversé trois coups d’État, a été le théâtre de trois attentats et a organisé deux élections présidentielles.
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