Le Parlement du Rwanda a franchi une étape importante dans l’encadrement du secteur numérique en approuvant, mardi 31 mars, les motivations d’un projet de loi consacré aux actifs virtuels. Cette initiative vise à poser les bases d’un environnement juridique clair pour accompagner l’essor rapide de ces technologies, tout en protégeant les acteurs du marché.
ce texte, les autorités rwandaises cherchent à concilier deux objectifs. Encourager le développement de l’innovation numérique et garantir la sécurité des investisseurs. Le projet met en avant la nécessité de mieux encadrer un secteur en pleine expansion, souvent marqué par une forte volatilité et des pratiques à risque.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Le futur cadre légal prévoit notamment des mécanismes pour limiter les dérives liées au blanchiment d’argent et au financement d’activités illicites. Il insiste également sur la protection des consommateurs face aux investissements spéculatifs, tout en veillant à préserver la stabilité du système financier national.
Un dispositif de supervision renforcé
Le projet de loi introduit une architecture de régulation structurée, reposant sur la désignation d’une autorité chargée de superviser les acteurs du secteur. Celle-ci travaillera en étroite collaboration avec la banque centrale afin d’assurer un suivi rigoureux des activités liées aux actifs numériques.
Plusieurs segments du marché sont concernés, notamment les plateformes d’échange, les services de conversion entre monnaies traditionnelles et crypto-actifs, ainsi que les offres publiques de ces actifs. Ces dernières devront désormais se conformer à des exigences accrues en matière de transparence et d’information.
Des risques déjà identifiés sur le terrain
Cette démarche intervient dans un contexte marqué par la multiplication des usages, mais aussi des dérives. Les autorités ont relevé plusieurs cas d’escroqueries impliquant de faux projets de cryptomonnaies.
Selon les données issues des débats parlementaires, l’Office rwandais d’investigation a recensé au moins 35 affaires de fraudes, incluant des systèmes pyramidaux, ayant causé des pertes financières importantes pour de nombreux citoyens.