présence d’autres responsables politiques, l’ancien Premier ministre a critiqué le recours à une ordonnance pour un texte qu’il juge fondamental. Selon lui, une telle réforme, touchant à la nationalité, aurait dû faire l’objet d’un débat national et d’un consensus plus large.
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Des mesures jugées sensibles
Le nouveau dispositif prévoit notamment la possibilité de retirer la nationalité à tout citoyen accusé d’activités jugées subversives ou déstabilisatrices à l’encontre de l’État, s’il ne se conforme pas aux injonctions des autorités dans un délai de trois mois.
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Par ailleurs, la réforme introduit un durcissement des conditions de naturalisation et établit des distinctions entre citoyens selon leur mode d’acquisition de la nationalité. Certaines fonctions, comme celles de ministre ou de magistrat, sont désormais inaccessibles aux personnes naturalisées.
Craintes d’exclusion et d’apatridie
Face à ces dispositions, Alain-Claude Bilie-by-Nze s’est dit favorable à la protection de la nationalité gabonaise, tout en rejetant la création de catégories de citoyens. Il met également en garde contre le risque de voir émerger des situations d’apatridie. Cette réforme divise profondément l’opinion publique, alimentant inquiétudes et débats au sein de la société gabonaise.
Le gouvernement assume ses choix
Du côté des autorités, la réforme est défendue comme une mesure de souveraineté. La ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a rappelé que la protection de la nationalité est une pratique courante à travers le monde. Bien qu’elle soit déjà en application, cette réforme devra encore être validée par le Parlement, largement dominé par les partisans du pouvoir en place.
Cette annonce intervient dans un climat particulier, marqué par la suspension des réseaux sociaux depuis le 17 février. Les autorités justifient cette décision par la diffusion de contenus jugés nuisibles à la stabilité des institutions et à la sécurité nationale.
Notre Afrik avec AFP