D’après les autorités, cet décision vise à résoudre le fait que près de 50 % des ressources allouées aux infrastructures essentielles tels que les routes, les écoles, les hôpitaux ou les projets énergétiques, ne se matérialisent pas effectivement sur le terrain.
Selon les autorités, Près de la moitié des fonds destinés à financer des infrastructures essentielles comme des routes, des écoles, des hôpitaux ou des projets énergétiques, ne se traduit pas concrètement sur le terrain.
Au Gabon, des informations relayées par le journal Gabonreview, révèle que les autorités du pays ambitionnent de faire passer le taux d’exécution du budget
d’investissement de 50 % à plus de 90 %. En effet, près de la moitié des fonds destinés à financer des infrastructures essentielles comme des routes, des écoles, des hôpitaux ou des projets énergétiques, ne se traduit pas concrètement sur le terrain.
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Un déséquilibre structurel des finances publiques
Cette faible exécution s’explique en partie par la structure même des finances publiques. Une large portion du budget de l’État est absorbée par les dépenses de fonctionnement, notamment les salaires, qui représentent plus des deux tiers des dépenses. Dans ce contexte, l’investissement public apparaît marginal, avec un poids estimé à seulement 3 % du produit intérieur brut (PIB). Plus préoccupant encore, même ces ressources limitées peinent à être mobilisées efficacement.
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Une part d’ombre autour des fonds non dépensés
Selon le média, une interrogation persiste. Celle de savoir ce que devient réellement la moitié du budget d’investissement non exécutée ? Si le rapport évoque de manière générale le phénomène de corruption, il ne quantifie pas son impact ni ne l’établit comme cause directe. Néanmoins, certaines pratiques régulièrement dénoncées, marchés publics peu transparents, contrats de gré à gré, surfacturations ou détournements, apparaissent comme des hypothèses plausibles.
Des réformes annoncées, mais peu de résultats concrets
Ces dysfonctionnements ne sont pas nouveaux. Plusieurs plans de développement précédents avaient déjà promis des réformes visant à améliorer la gestion des finances publiques, notamment à travers la modernisation des procédures, la digitalisation des marchés publics et le renforcement des mécanismes de contrôle. Pourtant, sur le terrain, les avancées restent limitées.