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Du carburant contre des prisonniers
Face à une crise énergétique persistante, les autorités de Bamako ont décidé d’échanger la libération de détenus contre la sécurisation du transport de carburant. Selon des sources sécuritaires et locales, cette mesure a permis d’instaurer une forme de trêve avec les groupes armés actifs dans le pays.
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Depuis plusieurs mois, les combattants du JNIM, affilié à Al-Qaïda, s’attaquaient régulièrement aux convois de camions-citernes. Ces attaques avaient fini par paralyser l’approvisionnement en carburant, provoquant un ralentissement notable de l’activité économique, notamment dans la capitale.
Une pénurie persistante malgré une accalmie
Après une période de relative stabilité, une nouvelle rupture d’approvisionnement en gazole a été observée début mars. Cette situation était particulièrement préoccupante, les réserves disponibles étant prioritairement destinées à alimenter les centrales thermiques du pays.
Depuis la conclusion de cet accord, intervenue peu avant la fête de la Korité marquant la fin du Ramadan, la situation semble s’améliorer. L’arrivée progressive de convois de carburant à Bamako a permis de réduire les tensions liées à la pénurie.
Une trêve temporaire
Des responsables locaux confirment que la libération de détenus s’est faite en contrepartie de l’ouverture d’un corridor sécurisé pour les camions-citernes. Sans entrer dans les détails, une source sécuritaire évoque des mesures prises «dans l’intérêt de la paix et de l’unité nationale». Plusieurs sources indiquent que cette trêve pourrait se maintenir jusqu’à la fête de la Tabaski prévue fin mai.
Notre Afrik avec AFP