Selon son avocat, George Kadzipatike, l’ancien ministre s’est présenté de lui-même à la police après avoir été informé qu’il faisait l’objet de recherches actives par les enquêteurs. Les autorités n’ont pas encore communiqué de calendrier précis concernant sa comparution devant la justice.
du gouvernement Chakwera
Simplex Chithyola a occupé le portefeuille des Finances entre 2023 et 2025, sous la présidence de Lazarus Chakwera, dont le mandat s’est achevé en septembre à l’issue d’un scrutin dominé par les préoccupations liées à l’inflation et au coût de la vie.
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L’ex-ministre s’était également illustré lors de sa tentative de prise de fonction au sein du Parti du congrès du Malawi (MCP), marquée par une campagne interne très médiatisée. Il faisait déjà l’objet de critiques liées à des signes ostentatoires de richesse observés durant cette période.
Une vague d’enquêtes visant d’anciens responsables
Depuis le changement de pouvoir, les nouvelles autorités ont engagé une série d’enquêtes visant plusieurs figures de l’ancien gouvernement. D’après un décompte de l’AFP, au moins huit anciens ministres ou hauts responsables ont été arrêtés ou entendus par la police pour des faits présumés de corruption ou de mauvaise gestion financière.
Parmi eux figurent notamment l’ancienne secrétaire présidentielle et du cabinet Colleen Zamba, ainsi que plusieurs anciens ministres en charge du commerce, des collectivités locales, de l’information et de l’agriculture. L’ancien ministre des Finances ayant précédé Chithyola, Sosten Gwengwe, a également été détenu avant d’être libéré sous caution.
Un durcissement de la lutte anticorruption
Bien que les autorités n’aient pas encore détaillé l’ensemble des charges, ces arrestations traduisent une intensification des poursuites engagées contre d’anciens responsables de l’ère Chakwera. Elles s’inscrivent dans une volonté affichée de réexaminer les décisions et opérations financières menées durant la précédente administration.
Dans ce contexte, le gouvernement de l’actuel président Peter Mutharika semble vouloir renforcer les mécanismes de contrôle et de redevabilité, alors que la police n’a pas encore précisé les prochaines étapes de la procédure judiciaire visant l’ex-ministre.
Notre Afrik avec AFP