L’influenceuse Maya La Solution et la chanteuse Yama Séga ont été condamnées à deux ans de prison avec sursis, assortis d’amendes, pour des infractions liées à la diffusion de contenus jugés offensants en ligne.
Le différend entre les deux femmes a éclaté à la suite de vidéos diffusées sur Facebook, dans lesquelles elles se sont mutuellement attaquées. Un échange
qui a rapidement pris de l’ampleur, alimentant un débat public tendu et largement relayé.
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Les deux protagonistes ont reconnu les faits à l’audience, évoquant un malentendu ayant dégénéré. Elles ont depuis présenté des excuses publiques.
Des infractions liées à l’ordre public
Le tribunal les a reconnues coupables de diffusion de contenus susceptibles de troubler l’ordre public et de porter atteinte à la dignité humaine via un système informatique.
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Elles ont également été condamnées pour propos outrageants et atteinte à l’honneur, avec une amende de 40 millions de francs guinéens chacune. En complément, la justice leur interdit toute publication sur les réseaux sociaux pendant deux ans, sauf dans un cadre strictement professionnel.
Un contexte de régulation accrue du numérique
Cette affaire intervient dans un climat de surveillance renforcée de l’espace digital en Guinée, où les autorités dénoncent une montée des contenus jugés nuisibles à la cohésion sociale.
Quelques jours avant le verdict, l’accès à plusieurs plateformes (Facebook, YouTube, TikTok) avait été temporairement restreint, sans explication officielle, suscitant des critiques d’organisations de la société civile.
Un signal fort des autorités
Le procureur a dénoncé une dérive des usages numériques, estimant que la notoriété des deux femmes avait amplifié l’impact de leurs propos. De son côté, le président Mamadi Doumbouya a rappelé que la liberté d’expression devait s’accompagner du respect des valeurs sociales et de la cohésion nationale.
Ce verdict marque une volonté des autorités de réguler plus strictement les contenus en ligne, dans un contexte politique déjà marqué par des restrictions sur les libertés publiques.