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IA bancaire en Afrique : 86,9 % des banquiers prêts à investir davantage en 2026

L'IA bancaire en Afrique entre dans une phase de maturité : selon un rapport inédit publié par Backbase et le magazine African Banker, 86,9 % des cadres bancaires interrogés se montrent positifs quant au rôle de l'intelligence artificielle dans leurs institutions au cours des deux prochaines années, et 83,2 % déclarent vouloir augmenter leurs investissements dans ce domaine. C'est la première évaluation systématique du retour sur investissement (ROI) de l'IA dans le secteur bancaire africain.

Analyse NotreAfrik — L'Afrique subsaharienne compte encore plusieurs centaines de millions de personnes non bancarisées. Le rapport Backbase-African Banker 2026 est la première étude systématique à mesurer le ROI de l'IA dans 37 pays africains, sur la base de 277 décideurs bancaires. Il intervient dans un contexte de montée en puissance des fintechs et de pression accrue sur les banques traditionnelles pour moderniser leurs infrastructures numériques.
IA bancaire en Afrique — Backbase et African Banker publient un rapport de référence sur l’état de Intelligence artifici
© APO Group

IA bancaire en Afrique : les chiffres clés du rapport 2026

Intitulé « The State of AI in African Banking 2026 : The Reality of Banking in the Agentic Era », le rapport s'appuie sur les réponses de 277 cadres supérieurs issus de 37 pays africains. Il révèle que si les budgets consacrés à l'IA progressent sur l'ensemble du continent, les conseils d'administration exigent désormais des preuves concrètes de rentabilité — une « phase de responsabilisation » que les pressions sur les taux de change et la hausse des coûts du cloud libellés en dollars ont considérablement accélérée.

Parmi les enseignements clés : les établissements collaborant avec des prestataires tiers spécialisés dans l'IA mesurent leur ROI plus de deux fois plus souvent que ceux qui développent leurs solutions en interne (71,7 % contre 31 %), un écart qualifié de « prime de partenariat » par les auteurs. L'IA conversationnelle reste le point d'entrée dominant (49 % des répondants), mais les établissements les plus avancés déploient des outils de crédit, de gestion des risques et de gestion des revenus à un rythme supérieur de 24 points de pourcentage aux institutions moins matures. Fait notable : parmi les banques ayant mis en place une mesure formelle du ROI, 85,1 % indiquent que les résultats atteignent ou dépassent leurs prévisions initiales.

L'architecture héritée, principal obstacle à la transformation

Le rapport identifie cependant un frein structurel majeur : l'architecture héritée. En moyenne, 55,7 centimes de chaque dollar dépensé en informatique par les banques africaines sont absorbés par la maintenance de systèmes anciens, et 50,2 % des répondants citent l'intégration aux systèmes existants comme leur principal obstacle interne. Aymen Daoud, vice-président régional pour l'Afrique chez Backbase, résume l'enjeu : « Les banques africaines n'ont pas un problème d'IA, elles ont un problème d'architecture. » La détection des fraudes et la notation de crédit alternative — notamment pour les clients sans historique bancaire — sont identifiées comme les cas d'usage les plus porteurs, avec un potentiel explicite d'inclusion financière pour la population non bancarisée d'Afrique subsaharienne.

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Avec APO Group.

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