L’information a été rendue publique par la présidence à travers un communiqué, actant la clôture de plus de quatre ans de transition politique.
Le gouvernement guinéen a présenté sa démission jeudi 22 janvier, quelques jours après l’investiture du général Mamadi Doumbouya à la tête de l’État. L’annonce a été faite par la présidence guinéenne dans un communiqué, marquant officiellement la fin de plus de quatre années de transition politique dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Dans le même communiqué, le président Mamadi Doumbouya a indiqué avoir signé un décret mettant un terme aux fonctions du Premier ministre, Amadou Oury Bah. La formation d’une nouvelle équipe gouvernementale est attendue dans les jours à venir.

Selon la présidence, le chef de l’État devrait également annoncer, au cours du mois de février, la date des prochaines élections nationales, étape présentée comme déterminante pour la suite du processus politique.
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Un mandat de sept ans pour Mamadi Doumbouya
Samedi, le général Doumbouya a été investi président de la République pour un mandat de sept ans. Cette cérémonie a officialisé son passage du statut de chef de la transition à celui de président élu, plus de quatre ans après sa prise de pouvoir par un coup d’État en septembre 2021, malgré des engagements initiaux en faveur d’un retour rapide à un régime civil.
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Le scrutin présidentiel du 28 décembre dernier, remporté par Mamadi Doumbouya avec 86,72 % des suffrages, s’est tenu dans un contexte vivement critiqué. Plusieurs figures majeures de l’opposition, alors en exil, avaient été exclues du processus électoral, sur fond de restrictions croissantes des libertés publiques.
Libertés publiques sous pression
Depuis l’instauration du régime militaire, la vie politique guinéenne est marquée par un durcissement notable. Des partis politiques ont été suspendus, les manifestations interdites depuis 2022 sont systématiquement réprimées, et de nombreux responsables politiques et acteurs de la société civile ont été arrêtés, condamnés ou contraints à l’exil. Les signalements de disparitions forcées et d’enlèvements se sont également multipliés ces dernières années.
Notre Afrik avec AFP








