D’après le rapport « Global Critical Minerals Outlook 2025 », cette contre-performance s’explique en grande partie par les problèmes opérationnels survenus sur les principaux sites d’exploitation.
En 2024, la production de graphite naturel en Afrique a chuté à 120 000 tonnes, enregistrant une baisse de 30 % par rapport à l’année précédente. Cette donnée est révélée dans le rapport Global Critical Minerals Outlook 2025 publié par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Cette contre-performance s’explique principalement par des difficultés rencontrées sur les principaux sites de production.

Au Mozambique, la mine de Balama, exploitée par l’australien Syrah Resources, a déclaré un cas de force majeure suite à des troubles civils, entraînant une suspension totale de la production depuis juillet 2024. De son côté, la mine de Lindi en Tanzanie a également connu des perturbations dues à la mise sous administration de son propriétaire, combinées à des problèmes logistiques au port de Dar es Salaam.
Reprise attendue mais incertaine
Syrah prévoit de relancer la production d’ici fin juin 2025, sans pour autant annoncer d’objectifs chiffrés. Tirupati Graphite, actif à Madagascar, envisage quant à lui d’augmenter sa capacité de production de 20 000 à 54 000 tonnes par an d’ici décembre. Toutefois, aucun signe concret ne permet d’anticiper un rebond significatif à court terme.
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Malgré ces difficultés, plusieurs projets prometteurs sont en cours sur le continent. Au Malawi, Sovereign Metals développe le gisement Kasiya, qui pourrait produire jusqu’à 233 000 tonnes de graphite sur 25 ans. En Tanzanie, Black Rock Mining ambitionne de lancer d’ici 2026 sa future mine de Mahenge, avec une production annuelle attendue de 340 000 tonnes de concentré. En Ouganda, Blencowe Resources prépare également le démarrage du projet Orom-Cross à la même échéance.
Vers une montée en puissance de l’Afrique
L’AIE estime dans son rapport « World Energy Outlook 2024 », que la part de l’Afrique dans la production mondiale de graphite pourrait doubler, atteignant 20 % d’ici 2030, contre 10 % actuellement. Cette montée en puissance serait notamment favorisée par une baisse attendue de la production chinoise, qui domine encore aujourd’hui 80 % du marché mondial.
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Malgré ces perspectives encourageantes, les conditions actuelles du marché freinent l’expansion. Depuis 2023, les prix du graphite sont en déclin, impactés par une suroffre et une demande en baisse, notamment dans l’industrie des véhicules électriques. D’après ChemAnalyst, les prix des paillettes de graphite ont reculé de 5,5 %, atteignant 912 USD la tonne aux États-Unis au premier trimestre 2025.








