Ces deux partis d’opposition figuraient parmi les grands absents de la première rencontre entre le parti au pouvoir et des membres de la Coalition des partis et groupements politiques, tenue ce mercredi 16 juillet à Abidjan.
Le mercredi 16 juillet 2025, une première rencontre s’est tenue à Abidjan entre des représentants du RHDP, parti au pouvoir, et des membres de la Coalition des partis et groupements politiques de l’opposition (CAP-CI). Mais deux partis de l’opposition, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Front populaire ivoirien (FPI), membres de la CAP-CI, n’ont pas participé à cette rencontre. Pour eux, discuter avec le RHDP n’est pas une priorité. Affi N’Guessan, président du FPI, a précisé que la CAP-CI privilégie un dialogue direct avec le gouvernement plutôt qu’avec le parti présidentiel, estimant que « cela n’a aucun intérêt » pour de nombreux partis membres. « Ce sont les partis qui souhaitaient y participer qui l’ont fait. Il n’y avait pas d’unanimité sur la démarche », a-t-il souligné, rappelant que la rencontre ne reflète pas une position commune de la CAP-CI.
Organisée au siège de la CAP-CI, cette réunion visait à engager un dialogue politique en vue d’une élection présidentielle apaisée et inclusive, prévue pour le 25 octobre 2025.

Des revendications claires de l’opposition
Simone Ehivet, présidente du Mouvement des générations capables (MGC) et membre de la CAP-CI, a insisté sur les priorités de la coalition : réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), réintégration des leaders radiés de la liste électorale et mise en place d’un climat politique serein. Lors de la réunion, ces questions ont été abordées de manière introductive, en vue d’approfondissements futurs. « Il s’agissait d’un premier contact. D’autres rencontres suivront pour examiner ces sujets en profondeur », a-t-elle déclaré.
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Ibrahima Cissé Bacongo, secrétaire exécutif du RHDP, s’est félicité de cette rencontre inattendue, la qualifiant de « bénie » et d’« inespérée ». Il a salué la qualité des échanges et annoncé la création d’un comité technique chargé de poursuivre les discussions et de planifier les prochaines étapes. « Nous avons discuté de préoccupations communes à tous les Ivoiriens. Le dialogue est lancé, et il se poursuivra dans un cadre structuré », explique-t-il.
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Un dialogue attendu avec le gouvernement
Depuis septembre 2024, la CAP-CI appelle à une concertation officielle avec les autorités ivoiriennes. Philippe Ezaley, vice-président du PDCI, a indiqué qu’une réunion prévue avec le RHDP en mai avait été annulée à la dernière minute, ce qui a renforcé la méfiance de l’opposition. Plusieurs partis estiment désormais qu’un échange avec le RHDP est inutile si ce n’est pas directement avec le gouvernement. « Cette rencontre devait être un plaidoyer, mais elle a perdu son sens », a déclaré Philippe Ezaley, évoquant le manque de consensus lors des dernières réunions internes à la CAP-CI.








