Âgé de 82 ans, le chef de l’État qui dirige le pays depuis plus de quatre décennies a cumulé 94,82 % des suffrages exprimés, dès le premier tour.
Le président sortant du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a été reconduit à la tête du pays à l’issue du scrutin présidentiel organisé dimanche. D’après les résultats provisoires proclamés le mardi 17 mars à la télévision nationale, il obtient 94,82 % des suffrages exprimés, dès le premier tour.
Âgé de 82 ans, le chef de l’État cumule plus de quatre décennies au pouvoir dans ce pays d’Afrique centrale riche en ressources pétrolières. Cette nouvelle victoire lui ouvre la voie à un mandat supplémentaire qui s’étendra jusqu’en 2031.
Des chiffres officiels contestés sur le terrain
Selon le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou, Denis Sassou Nguesso a recueilli plus de 2,5 millions de voix, avec un taux de participation annoncé à 84,65 %. Ces résultats doivent toutefois encore être confirmés par la Cour constitutionnelle.
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Sur le terrain, des observateurs ont relevé une affluence limitée dans plusieurs bureaux de vote, notamment dans la capitale, Brazzaville, contrastant avec les chiffres officiels avancés par les autorités.
Un scrutin sous haute surveillance
Le déroulement du vote s’est fait dans un contexte sécuritaire strict. Les autorités ont ordonné la fermeture des commerces ainsi que l’interdiction de circulation des véhicules le jour du scrutin. Par ailleurs, l’accès à Internet a été suspendu à l’échelle nationale dès le matin.
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Dans les rues du centre-ville, largement désertées, des forces de sécurité étaient fortement déployées, tandis que de rares passants circulaient sous surveillance.
Une élection marquée par les critiques de l’opposition
Près de trois millions d’électeurs étaient appelés aux urnes, mais l’ampleur réelle de la participation reste difficile à évaluer, notamment en raison de la coupure du réseau internet, déjà observée lors de la présidentielle de 2021.
L’opposition, qui conteste régulièrement les victoires électorales de Denis Sassou Nguesso depuis 2002, a en grande partie boycotté ce scrutin. Elle estime que les conditions d’une élection libre et transparente ne sont pas réunies. Face au président sortant, seuls six candidats peu connus ou sans véritable poids politique étaient en lice.
Notre Afrik avec AFP