Pour améliorer la couverture et l’accessibilité, plusieurs nations ont lancé divers services, notamment les cartes eSIM et les appels via Wi-Fi.
En 2024, le gouvernement égyptien a annoncé que le nombre d’abonnements à la téléphonie mobile avait atteint 120 millions, selon un communiqué publié sur Facebook le 21 juin. Cette croissance s’accompagne d’une hausse de plus de 10 % de l’usage de l’Internet mobile en un an. Pour améliorer la couverture et l’accessibilité, plusieurs services ont été lancés, notamment les cartes eSIM et les appels via Wi-Fi, permettant de maintenir la continuité des communications, même dans les zones éloignées, sans coûts supplémentaires pour les utilisateurs.
Avec une population estimée à 213 millions, le Nigeria reste le plus grand marché mobile du continent. Selon la Nigerian Communications Commission (NCC), le taux de pénétration mobile s’élevait à 76,08 % fin 2024. Le parc est dominé par MTN, Globacom, Airtel et 9mobile. Après avoir atteint près de 220 millions d’abonnements, le pays a vu un recul début 2024, lié à la désactivation des cartes SIM non enregistrées avec un numéro d’identification nationale et à la correction d’erreurs dans les données d’un opérateur. Néanmoins, la fracture numérique demeure un défi majeur.

Un marché mobile dynamique et varié à travers l’Afrique
L’Égypte affiche un taux de pénétration d’environ 105 % avec quatre opérateurs majeurs : Vodafone, Orange, Etisalat Misr et WE. En Afrique du Sud, avec une population de 63,2 millions, le nombre d’abonnements s’élève à 116,8 millions, répartis entre MTN, Vodacom, Telkom, Cell C et Rain, pour un taux réel estimé à 90 %. En Tanzanie, environ 86,8 millions d’abonnements sont recensés, soit un taux de pénétration de 133 %, bien que l’UIT estime à 82,5 % la proportion de la population possédant un téléphone mobile. Les opérateurs principaux incluent Airtel, Halotel, Yas, Vodacom et TTCL.
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Début 2025, l’Éthiopie comptait 85,4 millions d’abonnements, soit un taux de pénétration de 63,8 % pour une population estimée à 133 millions. Ethio Telecom et Safaricom travaillent à étendre leur couverture pour connecter les millions d’Africains encore exclus du numérique. Au Kenya, 71,4 millions d’abonnements ont été enregistrés fin 2024, un taux de pénétration de 138,5 %. Pourtant, l’UIT indique qu’en 2023, seulement 53,7 % des Kenyans possédaient un téléphone mobile. Les opérateurs clés sont Safaricom, Airtel et Telkom.
Autres marchés clés : RDC, Côte d’Ivoire, Maroc et Algérie
En République démocratique du Congo (RDC), 63,9 millions d’abonnements actifs ont été comptabilisés fin 2024, soit un taux de pénétration de 67,2 % pour une population d’environ 95 millions. Vodacom, Airtel, Orange et Africell sont les principaux acteurs. La Côte d’Ivoire a enregistré 58,7 millions d’abonnements, avec un taux de pénétration très élevé (185,1 %), tandis que l’UIT évalue à 66,5 % la part de la population possédant un téléphone en 2023. Les opérateurs MTN, Orange et Moov Africa dominent le marché.
Lire : Afrique : les abonnements au haut débit mobile ont augmenté de 160 % depuis 2015
Au Maroc, 58,3 millions d’abonnements sont recensés fin 2024, soit un taux de pénétration de 158,3 %, malgré un taux d’accès réel estimé à environ 97 % en 2023. Les opérateurs majeurs sont Maroc Telecom, Orange et Inwi. L’Algérie compte 54 millions d’abonnés, soit un taux estimé à 117 % pour une population de 46 millions. Les opérateurs Mobilis, Djezzy et Ooredoo dominent le marché, malgré un taux d’accès réel à la téléphonie mobile estimé à 93 %.








