Le coût est désormais de 1 200 FCFA (2,13 $) le kilogramme, représentant une baisse de 57 % par rapport aux 2 800 FCFA/kg pratiqués lors de la saison principale d’octobre à février.
En Côte d’Ivoire, le prix bord-champ du cacao a été révisé à la baisse pour la campagne intermédiaire 2025/2026, qui débute en mars avec un mois d’avance. Le tarif est désormais fixé à 1 200 FCFA (2,13 $) le kilogramme, soit une réduction de 57 % par rapport au prix de la saison principale d’octobre à février, qui était
de 2 800 FCFA/kg. L’annonce a été faite le 4 mars par Bruno Koné, ministre de l’Agriculture.
Téléchargez l’application pour ne rien rater de l’actualité
Un réajustement nécessaire mais difficile
Selon le ministre, cette baisse était inévitable et liée à la fluctuation des cours mondiaux du cacao. « Cette décision n’a pas du tout été prise de gaieté de cœur », a-t-il reconnu, soulignant la complexité du contexte pour la filière ivoirienne.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Alors qu’habituellement le prix pendant la petite campagne est inférieur à celui de la saison principale, le nouveau barème a des conséquences importantes pour les planteurs et le système de commercialisation. En effet, le précédent prix fixé en octobre était supérieur au cours mondial quelques mois plus tard.
Des cours mondiaux en chute libre
Les contrats de cacao ont atteint leur plus bas niveau depuis plus de deux ans à 2 952 $ la tonne le 24 février, après un record historique en décembre 2024 à 12 906 $/tonne à New York. Cette baisse a entraîné des pertes pour les négociants internationaux et un ralentissement des achats, provoquant un stock d’invendus de 100 000 tonnes de fèves de la récolte principale, recensé par le Conseil du Café-Cacao (CCC) en janvier.
Pour soutenir les producteurs et garantir leur revenu, le gouvernement a lancé un programme de rachat de ces 100 000 tonnes au prix garanti de la campagne principale. Un budget de 280 milliards FCFA (496 millions $) a été alloué à cette opération, qui a déjà permis d’acquérir 23 000 tonnes d’or brun, selon l’Organisation interprofessionnelle agricole du cacao.