Samedi, une attaque jihadiste visant la ville stratégique de Titao au Nord du Burkina Faso a coûté la vie à une dizaine de civils, parmi lesquels sept ressortissants ghanéens. L’armée affirme avoir repoussé l’assaut, dans un contexte de recrudescence des offensives armées dans le pays sahélien.
Située dans la province du Loroum, entre Ouahigouya et Djibo, Titao occupe une position clé dans le nord-ouest du pays. Selon
un habitant joint sur place, des hommes armés ont pris pour cible la ville samedi, frappant notamment le marché.
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Des commerçants et des chauffeurs de camions figurent parmi les victimes. Plusieurs boutiques ainsi que des véhicules de transport ont été incendiés au cours de l’attaque. Les blessés ont été évacués vers Ouahigouya, principal centre urbain de la région, d’après une source hospitalière.
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Sept commerçants ghanéens tués
Le drame a également touché des ressortissants du Ghana voisin. Le ministre ghanéen de l’Intérieur, Muntaka Mubarak, a confirmé la mort de sept vendeurs de tomates. Selon ses déclarations à une radio locale, les corps, gravement brûlés, ont dû être inhumés rapidement en raison de leur état de décomposition.
D’après une source sécuritaire, le détachement militaire de Titao aurait été pris pour cible par plusieurs centaines d’assaillants. Certaines installations techniques et une partie du camp militaire auraient subi des dégâts.
Dimanche soir, le porte-parole des forces armées, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, a assuré à la télévision publique que l’offensive avait été contenue. Il a évoqué des attaques coordonnées contre la ville et le camp militaire, affirmant que les forces de défense avaient infligé «une lourde défaite» aux assaillants. Selon lui, la situation est revenue au calme.
Une série d’attaques revendiquées
Lundi, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque de Titao, affirmant avoir tué des dizaines de soldats burkinabè. Le mouvement a également revendiqué des opérations menées ces derniers jours contre des positions militaires à Ouahigouya, Naré, Tandjari et Bilanga. Entre jeudi et dimanche, le nord et l’est du pays ont été le théâtre d’attaques répétées ayant fait au moins une vingtaine de morts, civils et militaires confondus, selon des sources locales et sécuritaires.
Notre Afrik avec AFP